Nous rejoindre sur les réseaux

Planète

Sauvetages animaliers au cœur du chaos brésilien

Article

le

Alors que le bilan humain des intempéries s’alourdit dans le sud-est du pays, des équipes de secouristes se mobilisent pour porter assistance aux animaux domestiques laissés pour compte dans les zones dévastées.

Paquito, un chien au pelage tacheté, a été extrait des décombres deux jours après le passage des pluies torrentielles. Tremblant mais sain et sauf, il illustre le sort de nombreux compagnons à quatre pattes, souvent contraints d’être abandonnés dans la précipitation des évacuations. Les habitants, sommés de fuir au plus vite, n’ont fréquemment eu d’autre choix que de laisser derrière eux leurs animaux.

Face à cette détresse, des volontaires spécialisés interviennent. Leur mission consiste à parcourir les quartiers ravagés par les coulées de boue pour localiser, soigner et réunir les bêtes avec leurs propriétaires. « Les gens doivent quitter leur domicile en catastrophe, explique une vétérinaire bénévole. Notre rôle est de fouiller les ruines, de prodiguer les premiers soins et de tout mettre en œuvre pour retrouver les maîtres. »

Les précipitations exceptionnelles qui se sont abattues sur l’État du Minas Gerais ont provoqué des inondations et des glissements de terrain meurtriers. Dans ce contexte de désolation, le sauvetage d’un animal revêt une signification particulière pour les sinistrés. Une habitante de Juiz de Fora confie son angoisse d’avoir dû abandonner Paquito, héritage émotionnel d’une mère récemment disparue. D’autres descendent des pentes glissantes, serrant contre eux des cages contenant des oiseaux ou de petits félins, considérés comme des membres à part entière de la famille.

L’engagement des secouristes animaliers est intense et chargé d’émotion. En quelques heures, une quinzaine de chiens ont pu être secourus dans un seul quartier. Certaines interventions laissent une empreinte indélébile, comme celle ayant permis de sauver un chien dont le jeune maître a, lui, péri dans la catastrophe. Cette attention portée au sort des animaux domestiques reflète leur place centrale dans la société brésilienne, où leur nombre dépasse désormais celui des enfants de moins de quatorze ans.

Click to comment

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Les + Lus