Société
Sarah Knafo, l’ambition parisienne d’une figure montante de la droite radicale
_**L’eurodéputée de Reconquête officialise sa candidature à la mairie de Paris, franchissant une nouvelle étape dans son parcours politique et se posant en actrice potentielle d’un rapprochement des droites à l’horizon de la prochaine présidentielle.**_
Après des semaines de spéculations, Sarah Knafo a levé le voile sur ses intentions. La jeune élue, seule représentante nationale de son parti, conduira une liste aux prochaines élections municipales dans la capitale. Cette décision marque une évolution notable pour cette collaboratrice historique d’Éric Zemmour, qui endosse désormais un rôle de premier plan après avoir été en retrait lors des précédentes consultations nationales.
À 32 ans, cette diplômée de Sciences Po et de l’ENA incarne un visage renouvelé de la mouvance qu’elle représente. Son discours, centré sur des thèmes libéraux comme la réforme des droits de succession ou la privatisation du service public audiovisuel, contraste parfois avec les positions plus identitaires de son entourage. Son exposition médiatique est soutenue, notamment au sein des titres du groupe Bolloré, qui avaient déjà accompagné la campagne présidentielle de 2022.
Cette stratégie de communication semble viser à élargir son audience et à la positionner comme une interlocutrice crédible pour un éventuel rassemblement des droites. Son intervention lors d’un récent événement organisé par le *Journal du Dimanche*, aux côtés de personnalités comme Philippe de Villiers ou David Lisnard, en est une illustration. L’idée d’une primaire élargie, évoquée par certaines figures, inclut désormais son nom.
Son parcours personnel, de la Seine-Saint-Denis aux grands corps de l’État, et son réseau, tissé dès ses études au sein de cercles souverainistes et conservateurs, lui confèrent une assise singulière. Ancienne membre de l’UMP, proche un temps d’Henri Guaino, elle a rejoint Éric Zemmour, un ami de sa famille, pour en devenir une conseillère stratégique.
Cette ambition parisienne se heurte cependant à des résistances. Au sein de sa propre famille politique, des voix s’élèvent pour contester la sincérité de son discours d’union, lui reprochant de marcher sur les plates-bandes du Rassemblement national. Marine Le Pen garde en mémoire le rôle de Reconquête lors de l’élection présidentielle de 2022, considérant que le parti a alors fragilisé le second tour. La direction actuelle du RN voit d’un mauvais œil cette incursion sur un terrain qu’elle estime sien.
Isolée au Parlement européen, où son groupe parlementaire est marginal, et confrontée à la prééminence du RN en France, Sarah Knafo pourrait être amenée à rechercher des alliances. Des passerelles existent, notamment avec Jordan Bardella, avec qui elle partage une origine générationnelle et géographique. L’avenir de son projet politique dépendra en grande partie de sa capacité à naviguer entre ces lignes de fracture et à convaincre au-delà de son cercle actuel.
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