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Roland-Garros: morne automne pour les Français

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Triste journée mardi à Roland-Garros: le ciel lui-même a versé des larmes froides alors que les Français, à commencer par Kristina Mladenovic qui a perdu après avoir semblé prendre l’ascendant, quittaient le tournoi les uns après les autres.

Pas de problème en revanche pour Novak Djokovic (N.1 mondial) qui s’est joué du Suédois Mikael Ymer (80e) 6-0, 6-2, 6-3.

« Mon objectif est plus grand: mon ambition est de me battre pour le titre », a-t-il prévenu en souriant, devant le très raréfié public du court Philippe-Chatrier.

En cas de titre le 11 octobre, le Serbe deviendrait le premier joueur de l’ère Open, et seulement le troisième de l’histoire, après les Australiens Rod Laver et Roy Emerson, à s’offrir au moins deux fois chacun les quatre trophées du Grand Chelem.

Dans le camp des Français, sur les quatre premiers en lice mardi, seule Fiona Ferro a atteint le deuxième tour. Car, outre Mladenovic, Ugo Humbert et Harold Mayot ont été éliminés d’entrée, comme douze autres joueuses et joueurs tricolores depuis dimanche.

Gilles Simon devait encore tenter sa chance face à Denis Shapovalov, tout comme Grégoire Barrère contre Grigor Dimitrov, Richard Gasquet contre Roberto Bautista, Pauline Parmentier contre Veronika Kudermetova, Quentin Halys contre Marcos Giron et Harmony Tan contre Daria Kasatkina.

Quand il a plu en début d’après-midi, tous les courts ont été bâchés, et seul le toit du Philippe-Chatrier a permis au jeu de se dérouler… braquant tous les regards sur Mladenovic et son adversaire allemande Laura Siegemund.

Erreur d’arbitrage

La Française, 44e mondiale, n’était plus apparue en tournoi depuis son deuxième tour de l’US Open contre la Russe Varvara Gracheva (102e), son effondrement physique, pshychologique, et le psychodrame qui s’ensuivit. Elle menait 6-1, 5-1 service à suivre et semblait se diriger vers une victoire facile. Mais malgré quatre balles de match à 5-2, elle s’était inclinée 1-6, 7-6, 6-0.

Dans la foulée, elle avait avoué à quel point la bulle sanitaire lui pesait, surtout qu’elle avait été placée sous surveillance renforcée après avoir été déclarée cas contact de Benoît Paire. Ce dernier avait lui-même été exclu du tournoi pour un contrôle positif au coronavirus avant le début de la compétition.

Cette fois à Paris, tout a de nouveau très bien commencé pour la Française qui s’est facilement détachée 5-1 dans la première manche et s’est procuré une balle de set. Mais l’arbitre n’a pas vu que la balle de Mladenovic avait rebondi deux fois dans le camp de Siegemund -qui s’est bien gardée de le dire- et la manche s’est poursuivie.

« Je pense que l’arbitre de chaise est la seule personne du court central à ne pas l’avoir vu… On peut appeler ça le tournant du match. Je ne sais pas quel aurait été le résultat sans ça, mais oui, c’était forcément un point-clé », a commenté la Française.

Mladenovic s’est encore procuré six balles de set, mais sans parvenir à en transformer une seule. Si bien que c’est l’Allemande (66e) qui a conclu la première manche dès sa première balle de set, en ayant aligné six jeux d’affilée.

« Philosophe »

Le visage creusé, la Française a ensuite concédé son service dans la seconde manche, laissant Siegemund mener 5-3, servir pour le match et s’imposer 7-5, 6-3.

Cependant, contrairement à New York, Mladenovic a pris de la hauteur au lieu de s’enfoncer.

« Je n’y peux rien, donc je vais essayer d’être philosophe et de me dire que s’il faut que ça arrive, il fallait que ça arrive en 2020, parce que sérieusement, c’est une sacrée drôle d’année », a commenté la Française. « Honnêtement, si tous les mauvais sorts peuvent arriver en 2020, tant mieux, comme ça on est débarrassé, et on passe à autre chose. »

Eliminée également au 1er tour de l’Open d’Australie par Karolina Pliskova, Mladenovic n’a jamais dépassé le deuxième tour en dix tournois cette année.

Pliskova (4e), elle, a concédé la manche d’ouverture de son tournoi parisien avant de s’imposer 6-7 (9/11), 6-2, 6-4 face à l’Egyptienne Mayar Sherif (172e).

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France

Paris 2024 : l’Ukraine menace de boycotter les Jeux olympiques si des athlètes russes participent

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Volodymyr Zelensky, le président ukrainien, a demandé à son homologue français Emmanuel Macron lors d’un entretien téléphonique de ne pas autoriser les athlètes russes à concourir lors des Jeux olympiques de Paris 2024. Patron du comité d’organisation, Tony Estanguet a ensuite rappelé que c’était le CIO qui devrait en décider.

Emmanuel Macron et Volodymyr Zelensky ne font pas que discuter de l’éventuel envoi de chars de combat par la France à l’Ukraine, pour la soutenir dans sa guerre contre la Russie. Les deux chefs d’Etat ont échangé au téléphone sur les prochains Jeux olympiques, qui se dérouleront à Paris du 26 juillet au 11 août 2024. Pour Zelensky, les athlètes russes ne doivent pas être autorisés à participer à la compétition. « J’ai particulièrement insisté sur le fait que les athlètes russes ne doivent pas avoir leur place aux JO de Paris », a confié le président ukrainien après son entretien avec son homologue français.

Après l’envahissement de l’Ukraine depuis la Russie mais aussi la Biélorussie par les troupes de Vladimir Poutine, le 24 février 2022, soit trois jours après la cérémonie de clôture des Jeux d’hiver de Pékin, donc pendant la trêve olympique, le Comité international olympique (CIO) avait sanctionné Russes et Biélorusses, d’abord exclus des Jeux paralympiques de Pékin. Aucun de ces deux pays n’a depuis pu organiser d’événement sportif international officiel, et leurs sportifs concourent désormais sous bannière neutre.

Estanguet : « C’est le CIO qui décide »

Et alors que Volodymyr Zelensky avait réclamé à la mi-décembre que les athlètes russes soient placés dans un « isolement complet » de toutes compétitions internationales, Thomas Bach, le président du CIO, a lui manifesté sa volonté de maintenir des sanctions fermes vis-à-vis de la Russie et de la Biélorussie. « Ces sanctions contre les États et les gouvernements russes et bélarusses doivent rester et resteront fermement en place, déclarait le dirigeant allemand, ancien champion olympique de fleuret, dans son message de Nouvel An. En cette nouvelle année, les athlètes ukrainiens peuvent compter sur l’engagement total du CIO et de l’ensemble du mouvement olympique en faveur de cette solidarité. Nous voulons voir une équipe forte de l’Ukraine aux Jeux olympiques de Paris 2024 et aux Jeux olympiques d’hiver de Milan Cortina 2026. »

Président du comité d’organisation des JO parisiens, Tony Estanguet a rappelé mercredi devant la presse que « c’est bien le CIO qui décide des délégations qui sont autorisées à participer aux Jeux olympiques », a d’abord déclaré le triple champion olympique de canoë. « Le comité d’organisation n’a pas à intervenir dans le choix des délégations qui doivent participer aux Jeux. Nous, on attendra les règles édictées. A date, le comité paralympique a décidé d’exclure les Russes et de refaire un point d’étape fin 2023. Le CIO a également mis un certain nombre de sanctions pour tous les dirigeants du sport russe, sur le drapeau, sur les délégations », a conclu le patron du COJO.

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Novak Djokovic domine Andrey Rublev et rejoint les demies de l’Open d’Australie

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Novak Djokovic domine Andrey Rublev et rejoint les demies de l'Open d'Australie

Novak Djokovic est qualifié pour les demi-finales de l’Open d’Australie. Le Serbe a balayé Andrey Rublev, ce mercredi sur la Rod Laver Arena (6-1, 6-2, 6-4), et affrontera Tommy Paul pour une place en finale.

Novak Djokovic a une fois de plus récité son tennis, ce mercredi sur la Rod Laver Arena. Deux jours après avoir surclassé Alex de Minaur (6-2, 6-1, 6-2), le Serbe n’a laissé aucune chance à Andrey Rublev, trop tendre, en quart de finale de l’Open d’Australie (6-1, 6-2, 6-4) et affrontera l’Américain Tommy Paul, tombeur plus tôt de son compatriote Ben Shelton (7-6, 6-3, 5-7, 6-4), pour une place en finale. Il se qualifie pour sa dixième demi-finale à Melbourne.

L’ancien numéro 1 mondial, de retour cette année en Australie après y avoir été exclu en 2022, a une nouvelle fois prouvé qu’il était le grand favori pour succéder à Rafael Nadal. Il n’a concédé que deux balles de break au Russe dans la première manche, mais a su, comme souvent, hausser le ton au bon moment au service. Surtout, il menait déjà 5-1, après avoir converti deux de ses sept balles de break.

26 victoires de suite à Melbourne

Il faut dire que, quand la première ne passait pas pour Rublev, le point était quasi systématiquement remporté par Djokovic (19/28). Fatal pour le 6e mondial, dépassé et qui a été bien trop imprécis pour espérer créer l’exploit (29 fautes directes). Le scénario de la deuxième manche était similaire à celui de la première : le Serbe a fait la différence sur le service adverse et s’est montré solide pour écarter trois balles de break.

Djokovic a breaké d’entrée dans le troisième set et a géré sans trembler son avance, pour conclure sur sa première balle de match, en un peu plus de deux heures de jeu. Parfois étonnamment agacé, malgré une rencontre maîtrisée, le Serbe remporte un vingt-sixième de rang à l’Open d’Australie et égale la série d’Andre Agassi. On voit mal comment Tommy Paul pourrait l’empêcher d’effacer ce record.

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Bernard Laporte placé en garde à vue pour blanchiment de fraude fiscale aggravé

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Bernard Laporte placé en garde à vue pour blanchiment de fraude fiscale aggravé

Le président (en retrait) de la Fédération française de rugby Bernard Laporte a été placé en garde à vue dans une affaire de blanchiment de fraude fiscale aggravé.

Bernard Laporte mêlé à une nouvelle affaire ! Alors qu’il a fait appel de sa condamnation (entre autres) à deux ans de prison avec sursis et deux ans d’interdiction d’exercer toute fonction en lien avec le rugby pour corruption passive et le trafic d’influence au profit de Mohed Altrad, le président de la Fédération française de rugby, qui s’est mis en retrait de la FFR le 7 janvier, se retrouve en garde à vue.

Le journal L’Equipe révèle en effet ce mardi que le dirigeant de 58 ans a été placé en garde à vue, ainsi que deux autres personnes, pour « blanchiment de fraude fiscale aggravé », dans une affaire qui n’est pas du tout liée à celle communément appelée « affaire Laporte-Altrad ». « Une enquête préliminaire a été ouverte en août 2020 et confiée au Service d’enquêtes judiciaires des finances (SEJF) », précise le quotidien sportif.

Selon divers sites spécialisés dans le droit, un particulier coupable de blanchiment de fraude fiscale peut être condamné au maximum à 375 000 euros d’amende et cinq ans d’emprisonnement, mais les peines sont doublés si le blanchiment est aggravé, c’est-à-dire « commis de façon habituelle, ou utilisant les facilités de l’exercice d’une activité professionnelle ou en bande organisée. »

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