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Monde

Retour des sorties, des donuts: la vaccination des 12-15 ans démarre aux Etats-Unis

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Maelani Ben-Ezra, 12 ans, reçoit une dose du vaccin de Pfizer/BioNTech contre le Covid-19 à Bloomfield Hills dans le Michigan aux Etats-Unis, le 13 mai 2021

Harrison Hunger, 14 ans, vient de se faire vacciner contre le Covid-19 dans le Michigan. Et il a maintenant un programme bien précis: « Aller chez Krispy Kreme, parce qu’ils offrent des donuts gratuits » aux gens vaccinés!

Une promotion devenue une motivation comme une autre aux Etats-Unis, où les adolescents âgés de 12 à 15 ans ont pu commencer à se faire vacciner contre le Covid-19 partout dans le pays jeudi, après l’extension plus tôt cette semaine de l’autorisation du vaccin de Pfizer/BioNTech pour cette tranche d’âge.

Au total, environ 17 millions de jeunes sont désormais éligibles au vaccin, et 15.000 pharmacies devaient pouvoir, dès jeudi, faire les premières piqûres.

Dans ce centre médical de Bloomfield Hills, celles-ci permettent aux familles de refaire des projets: le jeune Harrison et sa famille ont prévu un voyage en Alaska deux semaines après sa deuxième injection.

« Je suis la dernière de la famille à être vaccinée, donc maintenant nous sommes tous en sécurité », se réjouit de son côté Kandall, 15 ans, venue avec sa mère au centre des Congrès à Washington pour recevoir l’antidote avant d’aller à l’école. « Beaucoup de mes amis se font vacciner aujourd’hui ou dans quelques jours. C’est super de pouvoir moins s’inquiéter. »

Le lieu est ouvert à tous, pas besoin de rendez-vous — mais on ne se bouscule pas pour autant, avec seulement une poignée d’enfants présents.

« Mieux vaut prévenir que guérir », estime de son côté Maya, 15 ans, dont la mère Amy est « enchantée » par le feu vert des autorités sanitaires: « Nous voulons qu’elle soit en sécurité et contribuer le plus possible à l’immunité collective ».

Les adolescents développent généralement des formes moins graves du Covid-19 que les adultes. Mais ils ne sont pas à l’abri d’une infection, et peuvent alors participer à la transmission du virus au sein de la population.

Leur immunisation devrait donc contribuer à ralentir l’épidémie. Mais aussi leur permettre de reprendre une vie plus « normale ».

« J’ai vraiment hâte de retourner à l’école cinq jours par semaine », contre deux jours actuellement, affirme Theo Bernstein, qui s’est fait vacciner jeudi à New York, quelques jours après avoir fêté ses 12 ans. Sa mère, Daphna Straus, se dit prête à faire « tout ce qu’il faut pour que les instituteurs se sentent plus à l’aise pour revenir enseigner en personne ».

« Je vais pouvoir sortir davantage », jubile Daniel Fox, 13 ans.

« Jouer en ligne c’est marrant, mais c’est bien aussi de jouer en personne de temps en temps, » raconte-t-il, alors que son père se félicite qu’il puisse aller en colonie de vacances cet été, et revoir ses grands-parents plus facilement.

Tous pourront aussi laisser de côté leur masque: les autorités sanitaires ont levé jeudi l’obligation du port de ce symbole de la pandémie pour les personnes vaccinées, sauf dans les transports, les aéroports et les gares.

Charles Muro, 13 ans, qui écrit pour le journal de son école de Hartford, dans le Connecticut, s’est dit « soulagé » d’être vacciné, et entend promouvoir la vaccination autour de lui.

Le vaccin, « c’est l’avenir: si vous voulez pouvoir retourner à la pizzeria le dimanche soir, c’est comme ça qu’on pourra revenir à la normale », assure-t-il à l’intention de ses camarades.

Enthousiasme limité

Le vaccin administré aux 12-15 ans est le même que celui pour les adultes, y compris le dosage, et beaucoup de centres de vaccination déjà en place n’ont eu qu’à abaisser la tranche d’âge acceptée.

Pour autant, les autorités cherchent à mettre rapidement sur pied d’autres canaux de distribution, dans des endroits plus pratiques encore comme dans les écoles, ou chez les pédiatres, connus des familles et ayant leur confiance.

Car tous les parents ne sont pas forcément enthousiastes: parmi ceux ayant des enfants entre 12 et 15 ans, près d’un quart déclaraient mi-avril qu’ils ne les feraient pas vacciner, et seuls trois sur dix disaient vouloir le faire dès que possible, selon un sondage réalisé par la Kaiser Family Foundation.

« Le vaccin pour les enfants entre 12 et 15 ans est sûr, efficace, pratique, rapide et gratuit », a martelé mercredi le président américain Joe Biden, qui multiplie les interventions pour encourager les parents à sauter le pas.

L’Agence américaine des médicaments (FDA) avait donné son autorisation lundi après avoir étudié les données d’essais cliniques sur environ 2.000 jeunes.

Certaines localités avaient commencé dès mardi à vacciner les adolescents, mais la grande majorité du pays a attendu l’ultime feu vert des Centres de prévention et de lutte contre les maladies (CDC), principale agence fédérale de santé publique du pays, délivré mercredi soir.

Économie

Économie : La France parmi les pays visés par des procédures disciplinaires de l’UE pour déficit excessif

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Économie : La France parmi les pays visés par des procédures disciplinaires de l'UE pour déficit excessif

La Commission européenne proposera aux États membres d’ouvrir des procédures disciplinaires contre sept pays, dont la France, la Belgique et l’Italie, qui ont un déficit excessif.

La Commission européenne se prépare à recommander l’ouverture de procédures disciplinaires contre sept États membres de l’Union européenne, y compris la France, pour avoir dépassé le seuil de déficit public autorisé. Cette mesure, qui concerne également la Belgique, l’Italie, la Hongrie, Malte, la Pologne, et la Slovaquie, devrait être formellement proposée aux autres membres de l’UE le 16 juillet, selon des sources européennes.

Ces pays ont enregistré en 2023 un déficit supérieur à 3 % du produit intérieur brut (PIB), limite imposée par le Pacte de stabilité et de croissance de l’UE. La règle européenne stipule que tout État membre dépassant ce seuil doit réduire son déficit d’au moins 0,5 point de pourcentage par an. En cas de non-conformité, les pays risquent théoriquement des sanctions financières correspondant à 0,1 % de leur PIB annuel. Pour la France, cela pourrait se traduire par une amende de 2,5 milliards d’euros, bien que de telles sanctions n’aient jamais été appliquées jusqu’à présent.

À Bercy, l’annonce de la Commission est accueillie avec sérénité. Le ministère de l’Économie affirme que cette démarche était anticipée et qu’elle ne devrait pas être interprétée comme un indicateur négatif de la santé économique de la France. « C’est une procédure tout à fait normale et prévisible. On s’y attendait et surtout cela ne veut pas dire que la situation économique française est mauvaise, au contraire, » a déclaré un porte-parole du ministère.

Le ministère souligne également que les perspectives économiques de la France sont vues de manière positive par la Commission européenne, qui devrait confirmer cette vision dans ses prochaines communications. Cependant, Bercy admet que « tout peut changer à partir du 7 juillet », en référence aux résultats des élections et leur impact potentiel sur la politique économique française.

Cette décision intervient dans un contexte où plusieurs pays européens luttent contre des déficits croissants exacerbés par les récentes crises économiques et sanitaires. La pandémie de COVID-19 et les tensions géopolitiques, notamment la guerre en Ukraine, ont mis à rude épreuve les finances publiques de nombreux États membres.

La Commission européenne, qui a temporairement assoupli les règles budgétaires pendant la pandémie, signale par cette initiative un retour à une discipline fiscale plus stricte dans l’espoir de stabiliser l’économie européenne et de préserver la confiance dans l’euro.

Les discussions au sein du Conseil européen sur les recommandations de la Commission seront cruciales pour déterminer la suite des événements, y compris la possibilité de négociations pour des plans de réduction de déficit sur mesure ou, le cas échéant, l’application de sanctions financières.

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Monde

Éducation : Le coût astronomique du sous-investissement, selon l’Unesco

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Éducation : Le coût astronomique du sous-investissement, selon l'Unesco

Une réforme annoncée inquiète les associations, le sous-investissement dans l’éducation coûte chaque année des milliers de milliards de dollars au monde, selon l’Unesco.

Le manque d’investissement dans l’éducation, qui génère déscolarisation et carences éducatives, coûte chaque année des milliers de milliards de dollars globalement, pointe une étude de l’Unesco publiée lundi.

Dans un rapport intitulé « Le prix de l’inaction : les coûts privés, sociaux et fiscaux des enfants et des jeunes qui n’apprennent pas », des experts de l’Organisation onusienne pour l’éducation, la science et la culture ont chiffré à 10.000 milliards de dollars le coût mondial de la déscolarisation et des lacunes éducatives pour l’année 2030.

Un chiffre « vertigineux », qui excède les PIB cumulés de la France et du Japon, deux des pays pourtant les plus riches au monde, observe la directrice générale de l’Unesco Audrey Azoulay, dans un communiqué.

Mme Azoulay pointe le « cercle vicieux » du « sous-investissement dans une éducation de qualité ». « Les personnes moins instruites ont moins de compétences. Les travailleurs sous-qualifiés gagnent moins. Les personnes à faible revenu paient moins d’impôts, ce qui signifie que les gouvernements ont moins de ressources à investir dans des systèmes d’éducation accessibles à tous », déroule-t-elle.

Quelque 250 millions d’enfants (128 millions de garçons et 122 millions de filles) n’allaient pas à l’école dans le monde en 2023, selon l’Unesco, et « environ 70 % des enfants des pays à moyen ou faibles revenus ne peuvent comprendre un texte écrit simple à l’âge de 10 ans », d’après Mme Azoulay.

Selon le rapport, le déficit de compétence atteint 94 % en Afrique sub-saharienne, 88 % en Asie du Sud et en Asie de l’Ouest, 74 % dans les pays arabes ou encore 64 % en Amérique latine et dans les Caraïbes.

En réduisant de 10 % le nombre de jeunes déscolarisés ou insuffisamment formés, le PIB mondial croîtrait de 1 à 2 % par an, concluent également les experts de l’Unesco dans cette étude.

« L’éducation est un investissement stratégique, l’un des meilleurs pour les individus, les économies et les sociétés en général », affirme Audrey Azoulay.

Au-delà des considérations financières, l’éducation a un impact sur les grossesses précoces, qui augmentent de 69 % chez les jeunes filles moins éduquées, souligne l’Unesco.

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France

Otages : L’ex-détenu en Iran, Louis Arnaud, est arrivé en France

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Otages : L’ex-détenu en Iran, Louis Arnaud, est arrivé en France

Le Français était détenu en Iran depuis 2022, alors qu’un tour du monde l’avait emmené jusqu’en Iran. Il est enfin rentré en France.

L’ex-détenu en Iran, Louis Arnaud, a atterri ce jeudi matin en France. Après avoir serré la main du ministre des Affaires étrangères, Stéphane Séjourné, présent au pied de la passerelle du petit avion qui l’a transporté à l’aéroport du Bourget, près de Paris, il a ensuite longuement étreint son père, puis sa mère, venus l’accueillir. Visiblement fatigué mais souriant, il s’est dirigé, bras dessus bras dessous avec ses proches, vers un salon hors du champ des caméras, sans monter directement dans l’ambulance mise à disposition.

Le président Emmanuel Macron avait annoncé sa libération mercredi, exhortant Téhéran à libérer « sans délai » les trois autres Français encore détenus dans ce pays. « Louis Arnaud est libre. Il sera demain en France après une trop longue incarcération en Iran », a annoncé le président dans un message posté sur X (anciennement Twitter). « Je remercie nos amis omanais et tous ceux qui ont œuvré à cette issue heureuse », a-t-il écrit. Le trentenaire avait entamé un tour du monde en juillet 2022 qui l’avait mené jusqu’en Iran, « un pays qu’il rêvait de visiter depuis longtemps pour la richesse de son histoire et l’accueil de ses habitants », avait relaté sa mère Sylvie Arnaud il y a quelques mois.

Le consultant avait été arrêté en septembre 2022 avec d’autres Européens accusés d’avoir participé aux manifestations après la mort de Mahsa Amini, une jeune Kurde iranienne décédée après son arrestation par la police des mœurs. Ses compagnons de voyage avaient été assez vite libérés, mais Louis Arnaud était resté en prison avant d’être condamné, en novembre dernier, à cinq ans de prison pour propagande et atteinte à la sécurité de l’État iranien. Sa condamnation avait été jugée « inacceptable » par Paris.

« Les accusations portées à son encontre, à savoir propagande et atteinte à la sécurité de l’État iranien, sont totalement infondées », ne cessait de marteler sa mère. Les trois autres Français encore détenus dans les geôles iraniennes sont le couple Cécile Kohler et Jacques Paris, arrêtés en mai 2022, ainsi qu’un Français prénommé Olivier, dont le nom n’a pas été rendu public.

« Nous allons évidemment continuer nos efforts pour les trois Français qui restent incarcérés en Iran », a indiqué la source diplomatique.

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