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Économie

Retour à la normale pour les coquillages de l’étang de Thau

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_**Après deux mois d’interdiction de commercialisation liée à une contamination virale, la préfecture de l’Hérault a levé les restrictions. Les professionnels accueillent cette décision avec un soulagement teinté d’inquiétude quant au retour de la confiance des consommateurs.**_

La préfecture a annoncé la levée des mesures qui suspendaient depuis fin décembre la récolte et la vente des huîtres, moules et palourdes provenant de la lagune. Cette interdiction avait été décrétée à la suite de plusieurs cas d’intoxications alimentaires collectives, attribués à la présence de norovirus dans les coquillages. Les fortes pluies de mi-décembre, ayant entraîné des débordements des réseaux d’assainissement, sont considérées comme la cause probable de cette contamination.

Les services de l’État ont justifié leur décision par l’absence de nouvel épisode contaminant depuis vingt-huit jours, délai jugé suffisant pour un retour à une qualité sanitaire satisfaisante du milieu. Toutes les activités de la filière, de la pêche à la commercialisation, sont désormais de nouveau autorisées.

Pour les professionnels du bassin, cette réouverture marque la fin d’une période difficile. Le président du Comité régional de conchyliculture de Méditerranée a évoqué un manque à gagner estimé à une douzaine de millions d’euros. Il a également souligné que la reprise commerciale complète pourrait prendre plusieurs mois, sur la base de l’expérience d’une crise similaire survenue l’an passé.

La colère des ostréiculteurs s’était notamment manifestée par une action visant un média local, accusé d’une couverture jugée défavorable. Une plainte a été déposée pour déterminer les cirresponsabilités dans l’origine de la contamination et faire reconnaître le préjudice subi.

Zone de production majeure, l’étang de Thau représente environ dix pour cent de la production nationale d’huîtres et fait vivre près de trois mille emplois. Pour soutenir la filière, les pouvoirs publics ont promis un plan d’aides, comprenant des soutiens directs et indirects, pour un montant total de trois millions d’euros.

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