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Culture

« Résine » d’Ane Riel aux éditions Seuil : Capharnaüm

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Tous les dimanches retrouvez Katia Panier pour sa chronique. Elle vous fait part de ses coups de coeur littéraires de la semaine. Chronique proposée par La Libraire Nomade.

La famille Haarder vit sur une petite presqu’île, loin de la vie moderne et trépidante des villes. Jens, le père a une passion infinie pour la nature et surtout pour les arbres. Passion qu’il transmet à sa fille, Liv . La complicité du père et de la petite fille est parfaite. Il lui apprend tout, jusqu’à prélever la résine des arbres, véritable élixir pour lui.

C’est Liv qui va nous raconter leur histoire. Cette petite fille va nous expliquer comment sa mère va s’effacer doucement et surtout comment son père va complètement basculer … Atteint de syllogomanie, il va entrainer sa famille dans un voyage absurde et pervers. La puissance des sentiments de Liv pour son père va lui faire perdre tout espoir de rester dans la norme …

Ane Riel signe un roman puissant sur la manipulation. Peut-on par amour pour sa famille commettre l’irréparable ? Ce conte sépulcral est absolument envoûtant !

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Bassin de Thau

Thau : L’éco-festival de la région dévoile sa programmation

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Festival de Thau à Mèze

Le Festival de Thau, qui prône l’ouverture culturelle, la cohésion sociale et la protection de l’environnement revient dès le 21 mai 2021. Audrey Malaval, chargée de communication et des partenariats, en dit plus sur le caractère imprévisible de l’édition à venir.

Le Festival de Thau est le plus ancien du territoire. Depuis ses débuts, en 1991, son programme se concentre sur les musiques du monde. Orchestré par l’association Jazzamèze, il ouvre à la fois sur le monde et sur son patrimoine territorial. « Le festival se déroule dans une ambiance conviviale et familiale. Le public ne vient pas seulement assister à un concert mais profiter d’un cadre spacieux et consommer des produits locaux », explique Audrey Malaval.

Pour sa 31ème édition, le Festival de Thau bénéficie d’un préambule. Le 21 mai se tiendra la soirée de présentation du festival dans le jardin du château de Girard, à Mèze. Ensuite, le 11 juin, Walid Ben Selim et Marie-Marguerite Cano mêleront voix et harpe au musée gallo-romain Villa-Loupian. Le 16 juin, des dialogues poétiques sur fond de piano auront lieu au musée ethnographique de l’Étang de Thau, à Bouzigues. S’ensuivra une balade le long de la lagune, jusqu’à un mas ostréicole pour une dégustation commentée d’huîtres. Enfin, le duo de biologistes sonore Labotanique livreront une performance à la croisée de la conférence botanique et du concert, au Jardin antique de Balaruc-les-Bains le 24 juin.

Le festival se déroulera ensuite du 19 au 29 juillet. Suzanne, Trio Mademoiselle, Têtes Raides, HK, Gaël Faye et Ballaké Sissoko sont les têtes d’affiches de cette édition 2021 qui – espérons-le – marquera les retrouvailles entre le public et les artistes. « On ne sait pas trop dans quelles conditions se dérouleront les soirées du mois de juillet. On a mis en œuvre beaucoup de moyens pour s’adapter aux contraintes sanitaires. 2021 est une année risquée pour tous les acteurs culturels. On encourage donc le public à réserver ses places, puisqu’un remboursement sera instauré si le festival est annulé. On incite aussi ceux qui le souhaitent à rejoindre notre équipe de bénévoles, sans qui on n’existerait pas. En fonction des normes sanitaires en place d’ici là, on risque d’avoir besoin de beaucoup plus de bénévoles que les années précédentes », informe Madame Malaval.

Un festival engagé pour la planète

En plus d’être un évènement culturel emblématique, le Festival de Thau éduque et sensibilise au développement durable. Il planifie des éco-dialogues, des villages des rencontres, des débats et des projections. Ainsi, des personnalités et associations engagées viennent présenter leurs actions.

Festival connu pour ses engagements écoresponsables, il joue aujourd’hui un rôle d’exemple et de conseiller pour nombre de ses homologues. « Cet engagement est né dès le début du festival, dans les années 90. Nous organisions un festival dans un écosystème admirable et il était hors de question d’y nuire. » Chaque année, Jazzamèze se fixe de nouveaux objectifs environnementaux. En 2019, elle a supprimé toutes les bouteilles plastique du festival, invité les spectateurs à se munir de gourdes et fourni ses équipes. Cette année, le festival sensibilisera à la pollution aux mégots. « On va fournir des cendriers de poches et installer des colonnes pour qu’ils puissent être vidés. »

Cet engagement écologique a permis au Festival de Thau de devenir le seul d’Occitanie et un des rares en France à obtenir la certification ISO20201. « Cette norme rigoureuse garantie le management responsable des évènements. Ses vertus s’appliquent sur nos partenaires, prestataires et fournisseurs. En effet, on les questionne sur leurs propres engagements et pratiques. Ainsi, on les pousse à progresser et s’engager. »

En outre, l’équipe projette la création d’un label écoresponsable, en partenariat avec d’autres acteurs culturels de la région. « Ce label serait décerné aux festivals dea région engagés pour l’environnement. Son obtention sera à la portée de tous, pour motiver les acteurs à fournir des efforts. »

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Culture

Broadway attend l’automne, mais la plus ancienne pièce de New York déjà de retour

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Charles Geyer et Catherine Russell durant une représentation de la pièce "Perfect Crime" à New York, le 27 avril 2021 ©Angela Weiss

A l’affiche depuis 1987, la doyenne des pièces de New York, « Perfect Crime », est déjà de retour sur les planches, devançant Broadway qui attendra septembre. Elle le doit à l’énergie de Catherine Russell, qui a joué plus de 13.500 fois le même rôle et porte son théâtre à bout de bras.

« Je suis très déterminée et quand les gens me disent: tu ne peux pas faire ça. Je leur réponds, +Va te faire voir. Regarde-moi faire+. »

Actrice principale de « Perfect Crime » (crime parfait), mais aussi gérante du Theater Center où se joue la pièce, physique sec, longs cheveux blonds, Catherine Russell, 65 ans, est « une dynamo », comme la décrit Charles Geyer, qui partage la scène avec elle. « Je peux faire 180 pompes d’affilée », lance-t-elle.

Lorsqu’il a fallu suspendre les représentations pour cause de pandémie, en mars 2020, la comédienne à tout faire n’a pas eu d’états d’âme. Elle s’est occupée à repeindre le théâtre, réparer quelques fauteuils et acheter un système de ventilation « Covid-compatible ».

Mais « quand j’ai vu que les bowlings rouvraient (fin août), je me suis dit: c’est dingue ». Ni une, ni deux, elle a assigné la ville de New York en justice pour obtenir la réouverture des théâtres. Le gouverneur a, depuis début mars, autorisé une réouverture à 25% de capacité, puis 33%, mais Catherine Russell poursuit son action pour obtenir au moins 50%.

Le 9 avril, elle a rouvert le Theater Center, avec de premières représentations d’une comédie musicale inspirée par la série « The Office », puis la reprise de « Perfect Crime », qu’elle a joué le 17 avril pour la 13.524e fois, record du monde.

« Beaucoup de gens ne se sentaient pas prêts » tant à Broadway qu’off-Broadway, le circuit des théâtres de petite jauge, explique Catherine Russell. « Mais je pensais que nous étions prêts. (…) Je ne crois pas que je sois une éclaireuse. Peut-être simplement que j’ai un peu moins peur que d’autres, mais j’ai aussi moins à perdre. Je suis un petit spectacle du off-Broadway. »

« On perd de l’argent », reconnaît la sexagénaire, et même un passage à 50% de jauge ne suffirait peut-être pas à atteindre l’équilibre, une équation qui a dissuadé Broadway de rouvrir ses portes dans l’immédiat. « Mais on est déterminés et je veux le faire pour le principe. »

« Au-delà d’une simple soirée »

Le Theater Center a obtenu le feu vert du principal syndicat du spectacle vivant, l’Actors’ Equity, moyennant l’obligation de vaccination pour l’ensemble de l’équipe, qui doit aussi se faire tester tous les soirs avant le spectacle.

Les spectateurs, eux, sont au rendez-vous et la salle affiche complet, soit 66 personnes contre 200 en configuration normale, selon le producteur, Armand Hyatt.

Susan Jacknowitz, 75 ans, a fait le déplacement de Caroline du Nord pour voir la pièce avec son amie new-yorkaise, Linda Schiffer. « Quand elle m’a envoyé un message pour me dire qu’elle avait eu des places de théâtre, je n’y croyais pas. J’étais tellement contente. »

Pour « Perfect Crime », énigme policière classique matinée d’un soupçon de psychologie, la période actuelle est l’occasion d’un peu de publicité gratuite, alors que la pièce est habituellement noyée dans l’offre pléthorique de Broadway.

Fan de théâtre, Jessica Bloom était déjà passée des dizaines de fois devant le Theater Center, tout près de Times Square, mais ne s’était jamais arrêtée.

« Je veux voir le premier truc qui me permettra d’entrer dans un théâtre, même si je ne sais même pas de quoi ça parle », dit-elle.

L’acteur Charles Geyer se souvient lui d’une première « fantastique », « parce que nous savions que les gens qui étaient dans la salle étaient un peu des pionniers ».

L’impression ne l’a pas quitté lors des représentations suivantes. « On a le sentiment de former un groupe », avec comédiens et spectateurs. « Cela va au-delà d’une simple soirée au théâtre. »

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Culture

Culture : Katia Panier « La bande dessinée reste pour moi un art majeur, un art à part »

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Tous les dimanches retrouvez Katia Panier pour sa chronique. Elle vous fait part de ses coups de coeur littéraires de la semaine. Chronique proposée par La Libraire Nomade.

Aujourd’hui, je vous propose des bulles !!!! La bande dessinée reste pour moi un art majeur, un art à part … A travers le dessin, juste le dessin, on peut avoir un vrai voyage, une histoire fabuleuse !

C’est le cas par exemple avec la bande dessinée de Christophe Chabouté : « Tout seul » aux éditions Vents d’’Ouest : Pas de texte , juste la force du dessin et tous les sentiments se chevauchent, s’enlacent et nous bouleversent.

Dans les deux bandes dessinées suivantes : deux parcours de vie : des écorchés, des chroniques sociales comme j’aime. La magie du dessin, les personnages sont déjà réels , nous avons la chance de pouvoir les voir …. ( Dans les romans, on se les imagine …. La couleur des cheveux, la forme d’un menton…)

Allez !!!Je vous emmène au cinéma !!! Laissez-vous faire !!!!

« Impact » de Gilles Rochier et Deloupy aux éditions Casterman : Le destin

Deux vies en parrallèle : Dany, 40 ans, va chez un psy pour cracher un secret ; Jean vit dans son Ephad et se confit à son copain de clope en douce. Remarquable !!! C’est encore mieux qu’au cinéma !!!

« Ceux qui brûlent » de Nicolas Dehghani aux éditions Sarbacane : Le duo improbable

Alex est une jeune policière. On lui offre un binôme : Pouilloux, le boulet de service . Ils vont devoir résoudre un meurtre à l’acide . Trop gros pour eux . Deux personnalités fragiles face à la cruauté du monde . Ce n’est pas forcément le plus fort qui gagne .

La force du crayonné pour décrire les émotions, dans ces bandes dessinées , vous avez l’âme des auteurs. Régalez-vous !

 

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