Nous rejoindre sur les réseaux

France

Réforme des retraites : départ à 64 ans, pension minimum… Voici les annonces du gouvernement

Article

le

Réforme des retraites : départ à 64 ans, pension minimum… Voici les annonces du gouvernement

Âge légal, régimes spéciaux, durée de cotisation, pension minimum… La Première ministre Élisabeth Borne a présenté mardi le projet de réforme des retraites.

C’est l’une des réformes emblématiques du deuxième quinquennat d’Emmanuel Macron. Elisabeth Borne présente ce mardi les principales mesures de la réforme des retraites avec notamment un départ à l’âge légal de 64 ans en 2030 ou encore un dispositif « adapté » pour les carrières longues.

Age légal de départ à 64 ans

C’est le point le plus attendu de la réforme. L’âge légal de départ à la retraite atteindra 64 ans en 2030, contre 62 ans aujourd’hui, selon le dossier de presse du gouvernement de présentation de la réforme, confirmé par Elisabeth Borne. L’âge légal sera progressivement relevé au rythme de trois mois par an à partir du 1er septembre prochain. Il sera donc fixé à 63 ans et 3 mois en 2027 à la fin du quinquennat, puis atteindra la cible de 64 ans en 2030. « L’âge de la retraite sera rehaussé à partir du 1er septembre de trois mois supplémentaires par année de naissance », a développé la Première ministre.

Cotiser 43 ans dès 2027

La réforme des retraites prévoit par ailleurs d’accélérer l’allongement de durée de cotisations, avançant à 2027 l’exigence de 43 années de cotisations pour une pension à taux plein au lieu de 2035. « Pour bénéficier de sa retraite à taux plein, il faudra, dès 2027, avoir travaillé 43 ans, durée de cotisation votée dans le cadre de la loi Touraine de 2014 », qui avait fixé l’échéance à 2035, selon le dispositif du gouvernement.

Fin des régimes spéciaux

Ce projet de loi « actera l’extinction des principaux régimes spéciaux », a indiqué le gouvernement dans un dossier de presse diffusé quelques minutes avant les annonces de la Première ministre. « Les nouveaux embauchés à la RATP, dans la branche industries électriques et gazières et à la Banque de France » seront notamment affiliés au régime général pour la retraite, a précisé l’exécutif.

Un dispositif adapté pour les carrières longues

La réforme des retraites mettra par ailleurs en place un dispositif « adapté » afin de « protéger les personnes qui ont une carrière longue », indique encore le gouvernement. « Le dispositif de carrières longues sera adapté pour qu’aucune personne ayant commencé à travailler tôt ne soit obligée de travailler plus de 44 ans », précise l’exécutif. « Pour ceux qui ont commencé à 18 ans, il sera possible de partir à 60 ans », illustre Elisabeth Borne.

La pension minimum revalorisée pour tous les retraités

Le minimum de pension sera enfin fixé à 85 % du Smic net, « soit près de 1.200 euros par mois dès cette année », pour les futurs retraités ayant une carrière complète. La Première ministre a indiqué avoir « décidé d’intégrer » au projet également « la revalorisation des pensions des retraités actuels ayant eu une carrière complète au niveau du Smic », soit « près de deux millions de petites retraites ». Précisant que cette mesure serait discutée avec les parlementaires, « en particulier » le groupe LR, Elisabeth Borne a dit que son « objectif » était de la voir figurer dans le projet de loi qui sera présenté en Conseil des ministres le 23 janvier.

Equilibre du système d’ici 2030

Le projet de loi présenté vise à garantir « l’équilibre de notre système en 2030 », a déclaré la cheffe du gouvernement. « Laisser s’accumuler » les « déficits serait irresponsable », a-t-elle estimé, assurant proposer un « projet de justice et un projet porteur de progrès social ». Elle a aussi affirmé que ce projet était à ses yeux « meilleur qu’il était il y a six mois » avant la concertation avec les partenaires sociaux et les forces politiques. Elle se dit néanmoins ouverte à « faire encore évoluer » le projet au Parlement

Télécharger l’application Le Singulier > IOS (iPhone) > Android (Samsung)

France

Congrès du PS : la victoire d’Olivier Faure entérinée par le parti

Article

le

Congrès du PS : la victoire d’Olivier Faure entérinée par le parti

Le Parti socialiste a finalement trouvé un accord ce samedi après-midi, après plusieurs jours de contestations internes sur les résultats de l’élection du premier secrétaire du parti.

Soumis de 14 à 16 heures au vote des délégués du Congrès socialiste à Marseille, un protocole d’accord a finalement été entériné vers 15 heures ce samedi, confirmant la victoire d’Olivier Faure comme premier secrétaire du PS, à l’issue de plusieurs jours de contestations internes. Les 186 délégués ont à la quasi-unanimité brandi leur carton rouge validant l’accord entre les deux rivaux, portant sur la composition de la direction notamment. « Cette maison, vous venez encore, une fois de plus, de la sauver », a réagi au micro, sous les applaudissements, le maire de Marseille Benoît Payan, qui a dit « avoir eu peur ces derniers jours ».

Le texte détermine que son rival Nicolas Mayer-Rossignol, sceptique vis-à-vis de l’alliance de gauche Nupes et qui contestait jusqu’à présent sa victoire, deviendra premier secrétaire délégué au côté de la maire de Nantes pro-Faure Johanna Rolland. Hélène Geoffroy, chef de file des anti-Nupes, prendra la présidence du conseil national, le parlement du parti.

Le maire de Rouen a contesté pendant plusieurs jours la victoire du premier secrétaire sortant (avec officiellement 51,09 %). Nicolas Mayer-Rossignol ne cache pas ses réticences vis-à-vis de LFI et d’un accord qui a déçu beaucoup de socialistes.

Organigramme

À l’issue d’un premier vote sur le texte d’orientation, Olivier Faure avait obtenu 49 % des voix et le maire de Rouen autour de 30 %, devant une troisième candidate, la maire de Vaulx-en-Velin Hélène Geoffroy (autour de 20 %).

Les négociations se sont notamment débloquées lorsque cette dernière, qui n’avait pas pu se maintenir et avait décidé de soutenir Nicolas Mayer-Rossignol, a indiqué qu’elle ne souhaitait pas intégrer la direction, mais rester dans l’opposition. « Ils assument d’être la minorité, mais ne sont plus avec Nicolas Mayer-Rossignol, ce qui change la donne » et le rapport de force, explique une proche d’Olivier Faure.

Lire Plus

Économie

Renault : Le groupe augmente de 110 euros net par mois ses salariés

Article

le

Renault : Le groupe augmente de 110 euros net par mois ses salariés

Il s’agit d’une mesure présentée aux syndicats dans le cadre des négociations annuelles obligatoires. Elle pourra toutefois être appliquée même sans leur accord.

Renault a proposé un budget en augmentation de 7,5 % pour soutenir le pouvoir d’achat de ses salariés en 2023 à l’issue des négociations annuelles obligatoires (NAO) achevées jeudi soir, ce qui garantit une augmentation moyenne de 110 euros net par mois pour chaque salarié.

Les hausses de salaires se divisent entre augmentations générales et individuelles, et une prime de soutien au pouvoir d’achat sera en outre versée aux ouvriers, techniciens, agents de maîtrise et cadres dans la limite d’un certain niveau de revenus, a précisé vendredi le constructeur automobile à l’AFP.

Cette prime, d’un montant de 700 euros, sera attribuée aux salariés gagnant jusqu’à trois fois le Smic. L’ensemble de ces mesures permet une augmentation moyenne de 110 euros net par mois en 2023, a assuré le groupe. Elles doivent entrer en vigueur à partir du 1er février.

La CFDT s’est réjouie de l’effort consenti par la direction de Renault, dans un communiqué.

Aucun syndicat (CFE-CGC, CGT, CFDT et FO) n’avait accepté en 2022 de valider l’accord trouvé au terme des négociations annuelles. Celui-ci proposait d’augmenter les salaires de 1,9 % en moyenne pour 2022, une mesure complétée par des distributions d’actions aux salariés mais bloquées pendant cinq ans.

Lire Plus

France

Des « mairies solidaires » fermées le 31 janvier contre la réforme des retraites

Article

le

Des "mairies solidaires" fermées le 31 janvier contre la réforme des retraites

Plusieurs maires ont annoncé la fermeture de leur mairie pour cette journée de grève, afin de permettre aux agents municipaux de participer à la mobilisation, mais aussi de protester eux-mêmes contre cette mesure.

Plusieurs mairies ont annoncé des actions pour le 31 janvier, journée d’appel à la grève générale contre la réforme des retraites, afin de permettre aux agents municipaux de se joindre à la mobilisation mais aussi de protester contre cette mesure.

Après l’appel lancé par Fabien Roussel de fermer les mairies le 31 janvier par « solidarité » envers les mobilisations prévues contre la réforme des retraites, Anne Hidalgo a annoncé fermer les portes de l’Hôtel de ville de Paris. Cette décision présentée comme symbolique revêt « un problème moral », voire « politique », a fait savoir le ministre du Travail Olivier Dussopt.

« J’ai un peu le sentiment que la maire de Paris confond les services municipaux avec une annexe du Parti socialiste », a ainsi dénoncé le ministre, ce vendredi matin. Le membre du gouvernement dénonce le fait que « l’engagement politique » de l’élue prive les Parisiens, parmi lesquels certains sont « favorables à la réforme » ou « n’y sont pas opposés ».

Cette initiative pose également pour Olivier Dussopt « une vraie question politique en termes de neutralité et de respect des convictions ». D’autres mairies ont annoncé interrompre leurs services le temps de la deuxième journée de mobilisation.

Lire Plus

Les + Lus