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Recycler les savons d’hôtels pour les donner aux plus démunis

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« Donner une seconde vie à des savons qui partaient à la poubelle »: c’est la mission que s’est donnée l’association lyonnaise Unisoap en récoltant les savonnettes d’hôtels pour les transformer et les distribuer à des personnes dans le besoin.

« Il y a deux constants alarmants: trois millions de personnes en France n’ont pas les moyens d’acheter des produits d’hygiène de base et on estime qu’il y aurait 51 millions de savons jetés par les hôtels en France », déclare la fondatrice d’Unisoap, Pauline Grumel.

De ce constat dressé en 2017 par cette ancienne cheffe d’une entreprise de communication qui cherchait alors à « donner plus de sens » à son travail, Unisoap était né.

« On me demande souvent pourquoi on n’y avait pas pensé avant », s’étonne la jeune femme de 37 ans.

150 hôtels en France ont répondu à l’appel d’Unisoap, permettant la collecte d’environ six tonnes de savons en trois ans, selon l’association.

Au Radisson Blu, un quatre étoiles au coeur de Lyon, ce sont environ 300 kilogrammes de savons – souvent « à peine utilisés » par les clients – qui sont collectés chaque année pour Unisoap.

« Ce n’est pas normal aujourd’hui qu’il y ait du gâchis », estime la gouvernante générale de l’établissement, Claire Dupleix.

Et « avec le Covid, on a encore plus de déchets que d’habitude puisque tous les petits produits d’accueil qui sont mis en chambre, je n’ai plus le droit de les réutiliser pour le client suivant et je dois tout jeter », ajoute-t-elle.

Mme Grumel inscrit son projet dans une démarche environnementale, en réduisant les déchets des hôtels, humanitaire avec la distribution auprès de différentes associations, et sociale, en travaillant avec des jeunes souffrant d’une déficience intellectuelle légère.

Dans l’atelier de l’ESAT géré par la fondation OVE, à Vaulx-en-Velin, à l’est de Lyon, ils sont ce jour-là trois jeunes gens, supervisés par un responsable, à nettoyer les savons blancs à l’aide d’économes et de râpes.

Une fois débarrassés des résidus, les savons sont ensuite broyés.

Le mélange obtenu est placé dans une machine, d’où ressort un long bâton de savon, qui est découpé à la main pour en faire des pains de 100 grammes chacun.

« Arme contre les virus »

Les savons, qui répondent aux règlementations cosmétiques, sont tamponnés à l’effigie de l’association : un coeur qui enserre une goutte d’eau.

Unisoap, qui a lancé la production mi-janvier, prévoit de fabriquer 20.000 savons cette année.

Avec la crise sanitaire, « les gens ont vraiment pris conscience que c’est un geste barrière de bien se laver les mains et que le savon c’est la meilleure arme contre les virus », rappelle Mme Grumel. L’hygiène « touche à la santé des gens, au bien-être et à l’estime de soi ».

Et les besoins des associations en produits sanitaires, déjà prégnants, se sont accrus récemment.

« On a été extrêmement sollicité l’an dernier au moment du confinement. Il y avait déjà des besoins en produits d’hygiène car toutes les associations qu’on rencontre nous disent avoir peu de produits d’hygiène alors que cela vient vraiment juste après les besoins alimentaires », poursuit la jeune femme.

Dans le centre des Restos du Coeur à Givors, une commune défavorisée au sud de Lyon, chaque savon recyclé glissé dans le colis d’un bénéficiaire est noté précautionneusement dans les registres car c’est une denrée rare.

« Depuis la crise sanitaire, on s’est rendu compte que les produits d’hygiène étaient devenus des produits essentiels, notamment les savons qui sont des produits de base », note Anne-Marie, responsable des partenariats non-alimentaires pour l’association dans le Rhône.

Ce « petit plus » qui s’ajoute à l’aide alimentaire amène « un sourire derrière le masque » chez les bénéficiaires, observe la bénévole.

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Planète

Une sonde américaine s’est posée sur la Lune, une première pour une entreprise privée

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Une sonde américaine s'est posée sur la Lune une première pour une entreprise privée

Intuitive Machines pose avec succès son appareil sur la Lune, ouvrant la voie à une nouvelle ère d’exploration spatiale.

C’est un moment historique pour l’industrie spatiale : la sonde de l’entreprise américaine Intuitive Machines s’est posée avec succès sur la surface lunaire jeudi soir, marquant ainsi le premier alunissage d’un appareil américain depuis plus de 50 ans et une première pour une société privée.

L’alunissage, réalisé à 17h23 heure de Houston dans la salle de contrôle de l’entreprise au Texas, a été confirmé par Tim Crain, responsable chez Intuitive Machines, lors d’une retransmission en direct. L’alunisseur, nommé Nova-C, a été signalé comme étant en position debout et a commencé à transmettre des données peu après son atterrissage réussi.

Cet exploit, nommé IM-1, représente un pas de géant pour l’exploration lunaire, notamment pour la Nasa qui a collaboré avec Intuitive Machines pour cette mission. Nova-C transporte divers instruments scientifiques de la Nasa, et l’alunissage s’est déroulé avec succès malgré quelques imprévus pendant la descente.

L’objectif principal de cette mission est d’étudier la région du pôle sud lunaire, où des dépôts de glace d’eau ont été découverts, suscitant l’intérêt pour une exploration humaine future. Des instruments à bord d’Odysseus, le nom de l’alunisseur utilisé pour cette mission, devront collecter des données sur la composition du sol lunaire, les radiations et d’autres facteurs environnementaux cruciaux pour la planification de futures missions habitées.

L’alunissage d’Intuitive Machines marque une nouvelle ère de collaboration entre les entreprises privées et les agences spatiales gouvernementales pour explorer la Lune et au-delà. Avec cette réussite, l’industrie spatiale américaine renforce sa position dans la course à l’exploration spatiale et ouvre la voie à une exploration plus fréquente et à une économie lunaire en développement.

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Europe

Pollution de l’air: l’UE durcit ses normes mais sans suivre l’OMS

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Pollution de l'air: l'UE durcit ses normes mais sans suivre l'OMS

Les eurodéputés expriment des réserves alors que les nouvelles réglementations environnementales sont débattues.

L’Union européenne a annoncé mardi des mesures pour renforcer les normes sur la qualité de l’air d’ici 2030, dans le cadre de son objectif de « zéro pollution » d’ici 2050. Cependant, ces mesures ne sont pas alignées sur les recommandations de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), ce qui suscite des réserves parmi les eurodéputés.

Alors que la pollution atmosphérique est responsable de 300 000 décès prématurés chaque année dans l’UE, les Vingt-Sept se sont fixé l’objectif ambitieux de parvenir à un environnement sans pollution d’ici 2050.

La première étape vers cet objectif consiste en des limites plus strictes pour 2030 pour plusieurs polluants, notamment les particules fines, le dioxyde d’azote et le dioxyde de soufre. Ces mesures ont été saluées comme « une étape majeure pour garantir un avenir plus sain » par l’eurodéputé social-démocrate Javi Lopez, rapporteur du texte.

Chaque pays devra élaborer une feuille de route détaillée conformément à cet accord, qui doit encore être formellement confirmé par les États membres et les eurodéputés.

Pour le dioxyde d’azote et les particules fines inférieures à 2,5 micromètres (PM2.5), les valeurs limites annuelles permises seront abaissées de plus de moitié d’ici 2030 par rapport à aujourd’hui. Cependant, ces objectifs restent en deçà des recommandations de l’OMS, ce qui suscite des critiques de la part des eurodéputés.

Dans leur mandat initial, les eurodéputés avaient demandé un alignement strict avec les lignes directrices de l’OMS d’ici 2035. Cependant, les États membres ont soutenu des valeurs moins drastiques proposées par la Commission européenne pour 2030.

Malgré ces avancées, des réserves persistent quant au calendrier précipité et à l’impact potentiel sur des secteurs tels que l’agriculture et les transports. Certains estiment que cet équilibre entre la protection de l’environnement et la préservation de l’économie n’a pas été atteint.

La législation permet désormais de saisir les tribunaux en cas de dépassement des normes de qualité de l’air, et les citoyens touchés par la pollution pourront réclamer une indemnisation devant la justice. Elle prévoit également une augmentation des points de mesure de la qualité de l’air et l’harmonisation des indices dans toute l’UE pour les rendre plus clairs et accessibles au public.

Malgré ces avancées, de nombreux États membres éprouvent déjà des difficultés à respecter les normes actuelles de qualité de l’air, comme en témoigne la récente mise en demeure adressée à la France par la Commission européenne pour dépassement des limites de dioxyde d’azote dans plusieurs villes.

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France

Le transport de 70 tonnes de neige dans une station de ski suscite la polémique

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Le transport de 70 tonnes de neige dans une station de ski suscite la polémique

Le directeur de l’école de ski de La Bresse a fait transporter 70 tonnes de neige par camion pour réapprovisionner le domaine. Une pratique dénoncée par des associations environnementales.

Le transport de 70 tonnes de neige par camion pour réapprovisionner le domaine skiable de La Bresse, dans les Vosges, a suscité une vive polémique, mettant en lumière les tensions entre la nécessité économique et la préservation de l’environnement.

Les conditions météorologiques peu généreuses depuis le début de l’hiver ont poussé certaines stations de ski françaises, y compris La Bresse dans les Vosges, à adopter des mesures radicales pour maintenir leur attractivité touristique. Face au manque de neige, le directeur de l’école de ski a opté pour le transport de 70 tonnes de neige par camion, une pratique légale mais controversée.

Cette initiative a immédiatement attiré l’attention des associations environnementales, qui ont dénoncé vigoureusement cette pratique. Pourtant, le directeur de l’école de ski, Éric Flieller, a défendu sa décision en mettant en avant l’importance de maintenir l’économie régionale.

Interrogé, Éric Flieller a exprimé son étonnement face à la controverse suscitée par cet acte. Il a précisé que le transport de neige a eu lieu le 6 janvier dernier, ajoutant que la polémique est « ridicule » et « n’a pas lieu d’être ».

« Maintenir l’économie d’une région est une priorité », a affirmé Éric Flieller, soulignant les difficultés auxquelles sont confrontées les stations de ski en période de faible enneigement. Il a insisté sur le caractère « dérisoire » de la quantité de neige transportée, équivalant à « 50 mètres carrés sur 50 centimètres d’épaisseur ».

Le directeur de l’école de ski a également souligné qu’il agissait dans l’intérêt de tous, touristes et habitants dépendant de l’activité touristique. Malgré les critiques, Éric Flieller maintient sa position et exprime ses excuses tout en soulignant sa détermination à soutenir l’économie locale.

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