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Rachida Dati et Michel Barnier s’affrontent pour un siège à l’Assemblée

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La ministre de la Culture et l’ancien Premier ministre, tous deux membres des Républicains, pourraient se retrouver en compétition lors d’une élection législative partielle dans la capitale.

La bataille pour la deuxième circonscription de Paris prend une tournure inattendue. Rachida Dati, actuelle ministre de la Culture et maire du VIIe arrondissement, envisagerait de se porter candidate face à Michel Barnier, selon plusieurs sources au sein de leur propre parti. Cette éventualité intervient moins d’une journée après l’annonce de la candidature de l’ancien chef du gouvernement, provoquant des remous dans les rangs des Républicains.

Selon des proches de la ministre, cette dernière aurait exprimé son mécontentement quant à la manière dont la candidature de Michel Barnier a été présentée, sans concertation préalable. Elle aurait également mal perçu les rumeurs laissant entendre que l’ancien commissaire européen pourrait se positionner pour la mairie de Paris en cas d’empêchement de sa part. Des éléments qui semblent avoir précipité sa décision d’entrer en lice.

Du côté des Républicains, certains doutent encore de la réalité de cette candidature, y voyant plutôt une manœuvre pour inciter Michel Barnier à renoncer. D’autres soulignent que Rachida Dati, forte de son ancrage local, pourrait bénéficier d’un avantage face à un candidat perçu comme parachuté. L’affaire rappelle d’ailleurs les tensions passées, lorsque la ministre s’était opposée à François Fillon dans cette même circonscription en 2012.

Dans l’entourage de Michel Barnier, on réfute toute ambition municipale, insistant sur le fait que son objectif reste l’élection présidentielle de 2027. Pourtant, cette rivalité interne complique la donne pour Renaissance, qui espérait initialement trouver un consensus avec Rachida Dati. La candidature de l’ancien Premier ministre a visiblement brisé ces négociations, poussant le parti présidentiel à envisager désormais une candidature autonome.

Le siège, laissé vacant après l’inéligibilité du député sortant Jean Laussucq pour irrégularités financières, devient ainsi le théâtre d’une lutte à plusieurs fronts. L’élection partielle, prévue en septembre, s’annonce d’ores et déjà comme un test politique majeur pour les différents camps en présence.

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