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Hérault

Préfet de l’Hérault sur les Émeutes : « La méthode c’est deux claques et au lit ! »

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Préfet de l'Hérault sur les Émeutes : "La méthode c'est deux claques et au lit !"
©Préfecturedel'Hérault

Après six nuits d’incidents, Hugues Moutouh, préfet de l’Hérault, dénonce le manque de responsabilité parentale face à l’éducation des jeunes impliqués.

Hugues Moutouh, préfet de l’Hérault, est intervenu ce lundi sur France Bleu Hérault, après six nuits de violences et de pillages qui ont secoué le département, notamment les villes de Montpellier et Béziers. Il a appelé les parents des jeunes émeutiers à assumer leurs responsabilités.

Hugues Moutouh a dressé un bilan inquiétant de ces troubles, évoquant « un lourd bilan » de dégradations des bâtiments publics, des commerces privés, et des locaux associatifs. Le bureau de poste de la Mosson a été pillé et brûlé, tout comme le centre culturel Albert-Camus à Béziers. Parmi les commerces pillés à Montpellier, on compte des enseignes comme Orange, Bouygues, Marionnaud, et Aldi.

« Le bilan est peut-être moins lourd chez nous qu’à Marseille, Lyon, ou dans d’autres très grandes métropoles, mais il est déjà beaucoup trop lourd », a déploré le préfet de l’Hérault.

Moutouh a également souligné que parmi les 48 personnes arrêtées pour des infractions variées – violences contre des policiers, des gendarmes et des sapeurs pompiers, incendies volontaires, vols – beaucoup étaient des mineurs. Il a exprimé son indignation et sa frustration face à cette situation.

Le préfet a appelé à une plus grande responsabilité de la part des parents, et a insisté sur le rôle crucial de l’éducation dès la naissance : « Si ces enfants sont élevés comme des herbes folles, il ne faut pas s’étonner qu’à 12-13 ans, ils caillassent la police. La méthode c’est deux claques et au lit ! C’est ce que faisaient nos grands-parents. »

Moutouh a également souligné le rôle négatif de certains adultes, en mentionnant le cas d’un adolescent de 14 ans arrêté en train de piller un magasin avec son beau-père. « C’est ça l’éducation ? », a-t-il demandé.

Le préfet a néanmoins noté une certaine amélioration dans la nuit de dimanche à lundi, avec seulement trois arrestations de jeunes en possession de jerricans. Hugues Moutouh attribue cette diminution des troubles à l’épuisement des jeunes et à la présence de la police.

« Je pense que la répression est présente aussi. Ils savent qu’ils n’agissent plus en toute impunité parce qu’ils ne sont pas très courageux. Faut pas se leurrer. Je crois qu’à partir du moment où il y a une réponse policière et pénale, qui est présente, qui est forte, eh bien ces jeunes sortent moins pour commettre des exactions »,a déploré le préfet de l’Hérault.

Hugues Moutouh a également dénoncé les actes de vandalisme à l’encontre de l’Arc de Triomphe à Montpellier, qu’il attribue à l’ultragauche, ainsi que la dégradation d’un autre bâtiment historique.

Pour conclure, Hugues Moutouh a appelé tous les acteurs concernés – la classe politique et les parents en premier lieu – à assumer leurs responsabilités pour résoudre la crise actuelle.

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Hérault

Béziers : Robert Ménard met en place un couvre-feu pour les mineurs de moins de 13 ans

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Béziers : Robert Ménard met en place un couvre-feu pour les mineurs de moins de 13 ans

Le maire de Béziers a pris un arrêté pour interdire aux mineurs de moins de 13 ans de circuler seuls le soir dans la rue afin de lutter contre la délinquance.

Béziers et Nice envisagent des mesures drastiques pour contrer la délinquance juvénile, alors que Robert Ménard, maire de Béziers, a signé un arrêté instaurant un couvre-feu pour les mineurs de moins de 13 ans non accompagnés dans certains quartiers, et que Christian Estrosi, maire de Nice, souhaite suivre une voie similaire.

À Béziers, l’arrêté, en vigueur du 22 avril au 30 septembre, interdit à tout mineur de moins de 13 ans de circuler sur la voie publique de 23 heures à 6 heures du matin, à moins d’être accompagné d’une personne majeure. Robert Ménard justifie cette décision par une augmentation des jeunes mineurs livrés à eux-mêmes, ainsi que par une recrudescence des violences urbaines.

À Nice, Christian Estrosi envisage également de mettre en place une mesure similaire pour lutter contre la délinquance juvénile.

Robert Ménard a souligné que cette mesure vise à sensibiliser les enfants et les parents, et qu’elle sera accompagnée de sanctions pour les contrevenants, notamment une amende pour les parents. Il a déclaré que cette mesure vise à rappeler aux parents leur responsabilité et à protéger les enfants mineurs des dangers de la rue la nuit.

L’annonce de ces mesures a suscité des réactions diverses. Certains soutiennent cette initiative comme un moyen de garantir la sécurité publique, tandis que d’autres expriment des inquiétudes quant à son impact sur les libertés individuelles et les droits des enfants.

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Braquage d’une banque à Clermont-l’Hérault : le suspect retrouvé mort

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Un homme a braqué une agence bancaire à Clermont-l’Hérault, près de Montpellier, ce mercredi matin. Le braqueur est décédé, et aucun autre individu n’a été blessé lors de l’incident.

Un braquage a eu lieu ce mercredi matin à Clermont-l’Hérault, près de Montpellier, dans la banque Dupuy-de-Parseval. Selon une source proche de l’enquête, il était aux alentours de 9h30 quand un homme a utilisé son véhicule, comme voiture-bélier, pour pénétrer à l’intérieur de l’agence bancaire. Les employés sur place ont immédiatement alerté les gendarmes.

L’homme suspecté de ce braquage a été retrouvé mort, selon une source proche enquête. Il n’y a pas d’autres victimes. Un périmètre de sécurité avait été mis en place dans cette zone commerciale près de l’échangeur de l’A75. Le GIGN avait été appelé sur place. L’intervention était terminée avant son arrivée.

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Faits Divers

Agression de Samara à Montpellier : les trois mineurs ayant «porté des coups» mis en examen

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Agression de Samara à Montpellier : les trois mineurs ayant «porté des coups» mis en examen

Trois mineurs de 14 et 15 ans ayant participé à l’agression de Samara, une adolescente de 13 ans, devant le collège Arthur-Rimbaud de Montpellier mardi 2 avril, ont été mis en examen vendredi 5 avril dans la soirée pour « tentative d’homicide volontaire » et placés sous contrôle judiciaire, a annoncé le parquet .

Trois mineurs, deux garçons et une fille âgés de 14 et 15 ans, ont été mis en examen pour « tentative d’homicide volontaire » dans le cadre de l’agression de Samara, 13 ans, au collège Arthur-Rimbaud de Montpellier. Ils ont reconnu leur implication dans les faits et ont été placés sous contrôle judiciaire. Malgré la demande de remise en liberté du plus âgé des trois agresseurs, celle-ci a été rejetée par la chambre de l’instruction de la cour d’appel de Montpellier.

L’agression de Samara, qui a récemment émergé de son coma, n’a pas été associée à des motifs religieux selon le procureur. Les tensions entre les élèves trouvent leur origine dans des « invectives » échangées sur les réseaux sociaux, et non dans des considérations religieuses.

Cependant, la mère de Samara a déclaré que sa fille avait été « prise en grippe » depuis plus d’un an par une camarade de collège, qui la traitait de « mécréante ». Des politiciens ont également réagi à cet aspect potentiellement religieux de l’affaire, avec certains dénonçant une instrumentalisation politique de la souffrance de la jeune fille.

En parallèle de l’enquête pénale, une enquête administrative a été lancée par le ministère de l’Éducation pour déterminer d’éventuelles responsabilités du personnel de l’établissement dans cette affaire. Des inspecteurs ont commencé à recueillir des témoignages au collège Arthur-Rimbaud, avec un délai de huit jours pour rendre leur rapport à la ministre, Nicole Belloubet.

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