Monde
Poutine tend la main à Kiev mais esquive la demande de trêve internationale
Le Kremlin propose des pourparlers directs avec l’Ukraine tout en rejetant l’ultimatum occidental pour un arrêt des combats immédiat. Une manœuvre perçue comme une tentative de diviser les alliés de Kiev.
Le président russe a surpris en annonçant son ouverture à des discussions bilatérales avec l’Ukraine dès cette semaine, sans prérequis. Cette proposition intervient alors que les capitales occidentales multiplient les pressions pour imposer une pause humanitaire dans le conflit. Moscou semble ainsi opposer deux logiques : le dialogue direct avec Kiev contre les négociations multilatérales réclamées par la communauté internationale.
Dans un discours au ton inhabituellement conciliant, le dirigeant russe a pourtant fustigé ce qu’il qualifie de « diktat » européen, rejetant explicitement le projet de cessez-le-feu de trente jours porté par une vingtaine de nations. Les Occidentaux menacent en effet de durcir considérablement les sanctions économiques si les combats se poursuivent. Une position fermement soutenue par le président ukrainien, qui conditionne toute discussion à un arrêt préalable des hostilités.
L’offre de médiation turque, déjà éprouvée lors des précédents rounds diplomatiques, apparaît comme le seul terrain d’entente possible. Ankara maintient en effet des canaux ouverts avec les deux belligérants, malgré son appartenance à l’Alliance atlantique. Les observateurs notent cependant que les conditions posées par Moscou – notamment l’examen des « racines historiques du conflit » – pourraient constituer un écueil majeur aux discussions.
Sur le terrain, la trêve symbolique décrétée pour les commémorations de la Seconde Guerre mondiale n’a pas empêché des accrochages localisés, selon les rapports des forces ukrainiennes. Les services de renseignement occidentaux anticipent par ailleurs une recrudescence des frappes aériennes russes dans les prochains jours, ce qui jetterait un froid supplémentaire sur les perspectives de négociation.
Cette double posture du Kremlin – ouverture diplomatique d’un côté, poursuite des opérations militaires de l’autre – place les chancelleries occidentales devant un dilemme complexe. Faut-il saisir la perche tendue vers Kiev au risque de légitimer la stratégie de fait accompli de Moscou ? Ou maintenir la pression pour obtenir d’abord une véritable pause humanitaire ? Les prochaines heures seront cruciales pour l’évolution de cette crise internationale.
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