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Économie

Poursuites judiciaires contre les géants asiatiques du e-commerce

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Le parquet de Paris a lancé des enquêtes pour protection des mineurs, tandis que les plateformes Shein et AliExpress retirent en urgence des produits controversés.

Les autorités judiciaires françaises ont engagé des investigations ciblées contre plusieurs plateformes de commerce en ligne asiatiques. Le parquet de Paris a confié à l’Office des mineurs quatre enquêtes distinctes concernant Shein, AliExpress, Temu et Wish. Ces procédures visent spécifiquement la diffusion de contenus pornographiques accessibles aux mineurs et la commercialisation d’objets à caractère sexuel présentant une apparence juvénile.

Les investigations font suite aux signalements de la DGCCRF, qui avait alerté sur la présence de représentations pédopornographiques sur ces sites. Les magistrats soulignent le double chef d’accusation retenu contre Shein et AliExpress, incluant la mise à disposition de contenus inadaptés et la vente de produits simulant des mineurs dans un contexte explicite.

Face à cette mise en cause, les entreprises concernées ont réagi promptement. Shein affirme avoir supprimé l’ensemble des annonces litigieuses et temporairement suspendu sa catégorie de produits pour adultes. De son côté, AliExpress indique avoir retiré les références incriminées.

La classe politique s’est emparée du dossier avec une rare fermeté. Le ministre de l’Économie n’a pas exclu une interdiction pure et simple de Shein sur le territoire national en cas de récidive. Le ministre des Affaires étrangères a pour sa part dénoncé une atteinte au marché unique européen par des produits contraires aux normes éthiques.

L’ouverture prochaine d’un point de vente physique Shein au BHV Marais alimente les controverses. Le dirigeant de l’enseigne historique défend son partenariat en précisant que seuls les articles conçus spécifiquement pour le magasin y seront commercialisés, à l’exclusion des produits issus de la marketplace internationale.

Des associations de protection de l’enfance et des collectifs citoyens manifestent leur vive opposition, rappelant les liens établis entre ce type d’objets et des affaires criminelles retentissantes. Le régulateur des médias numériques a été saisi du dossier, tandis que certains distributeurs envisagent de revoir leurs calendriers d’implantation avec la plateforme mise en cause.

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