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Bassin de Thau

Portrait – Michel Dumergue : l’oeil du maitre

Portrait de Michel Dumergue. Un photographe avec un oeil de maitre.

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Michel Dumergue

Voilà bien des années que Michel Dumergue promène son objectif photo sur les routes du monde. Ce presque septuagénaire découvre la photo à l’âge de dix-sept ans, et son attirance pour les clichés se transforme en véritable passion. Les activités artistiques, à l’époque, ne sont pas considérées comme des métiers dits « sérieux « . Ses parents, malgré amour et compréhension n’échappent pas à la règle et aident leur progéniture à entreprendre des études. Michel, en bon fils, accepte de suivre les conseils parentaux, et se retrouve finalement à entamer une carrière bancaire.

Sa passion de la photo ne le quitte pas, et afin de conjuguer travail et passion, il parvient à intégrer le service publicité et communication de l’établissement qui l’emploie. Mais les contraintes sont si grandes, qu’elles étouffent l’esprit de créativité qui se développe chez Michel, par un beau matin, il décide de voler de ses propres ailes et devient alors photographe professionnel après quelques mois d’études pour se parfaire dans cette discipline.

De clichés de mode, notamment aux États-Unis pour un jeune modiste créateur, en photo de vie de tous les jours, il se forge peu à peu sa propre identité et se constitue une solide réputation de reporter photos.

N’obtenant pas le sésame pour rester sur le territoire de Floride il est obligé de rentrée en France.

C’est alors que de grands magazines lui confient de plus en plus de missions photographiques dans différents domaines. Jusqu’au jour où, au cours d’un reportage, il découvre la photo sportive. Le mouvement, l’action, l’instantané transforment sa vision des choses et tout naturellement, il se dirige vers cette activité. Durant des décennies, il est  mandaté par différents média, fédérations ou clubs pour réaliser des clichés lors de compétitions nationales et internationales (Foot, Badminton, Natation, Volley-Ball, Water-Polo et Futnet ).

Il s’établit en bordure de l’étang de Thau, et prépare sa retraite. Sa passion ne le quitte pas, et son appareil photo en bandoulière, il n’a de cesse de repérer les instantanés de la vie et images et paysages qui composent ses nombreuses expositions régionales.

Il aime à exprimer ses multiples talents au travers de ses moments de liberté. Et la préparation de sa récente exposition  » Comme les autres  » lui permet de découvrir un monde différent. Il se lance dans un travail de fond et durant deux ans, il suit des personnes non valides, accidentées, amputées et appareillées. Thème particulièrement difficile à aborder avec un objectif, mais Michel relève le challenge en compagnie des modèles qui se prêtent aux besoins de la photo. Et ce maitre de l’objectif, en gagnant la confiance de toutes ces personnes, s’est occupé à rendre ces clichés magnifiques.

L’exposition, initialement prévue dans une galerie sétoise a été déplacée en raison de la crise sanitaire. C’est au Lido, à Sète que les promeneurs ont pu découvrir les clichés. Le cadre s’y prête, et les jours de beau temps, la foule s’est pressée, admirative et surprise de tant de sourires photographiés.

Parlant de son exposition, il confie :  » la photographie est une discipline exaltante et simple, car, dans le fond, il suffit de sortir de chez soi et de photographier le monde qui vous entoure. Mais, le plus compliqué, c’est de revenir à la maison avec des photos intéressantes. Ce n’est pas aussi facile qu’il y paraît. C’est même ce qui fait la beauté de cette pratique ».

Michel apprécie plus que tout le noir et blanc et ne travaille la couleur qu’à de rares occasions. Sans doute un rappel de jeunesse et de l’ambiance feutrée des laboratoires de développement.

En visitant son site, vous découvrirez de très belles prises de vues de Sète et du bassin de Thau.

http://www.micheldumergue.fr/index.html

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Sète

Sète : 6.000 manifestants contre la réforme des retraites

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Sète : 6.000 manifestants contre la réforme des retraites
©CgtSète

Neuvième journée d’action intersyndicale contre la réforme des retraites à Sète. La manifestation a rassemblé 6.000 personnes selon les syndicats, qui ont défilé dans les rues de la ville pour faire entendre leur voix.

La mobilisation de l’intersyndicale intervient quelques jours après l’adoption de la réforme des retraites, et vise à exprimer l’opposition des travailleurs à cette réforme. La manifestation à Sète, a démarré sur la place de la mairie et a parcouru les quais de la ville.

Avec 6.000 manifestants, cette mobilisation représente la deuxième affluence la plus élevée pour une manifestation à Sète, après la septième journée d’action contre la réforme des retraites. Les syndicats continuent ainsi de faire pression sur le gouvernement pour obtenir l’abandon de cette réforme, qui suscite une vive opposition dans une partie de la population.

Les manifestants ont exprimé leur colère face à la réforme des retraites et ont appelé à une mobilisation continue pour faire entendre leur voix. L’intersyndicale prévoit d’autres actions dans les prochains jours pour maintenir la pression sur le gouvernement et obtenir le retrait de la réforme des retraites.

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Culture

L’art urbain à l’honneur : K-Live Festival dévoile sa programmation pour 2023

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L'art urbain à l'honneur : K-Live Festival dévoile sa programmation pour 2023
©Klive

Le festival K-Live, qui célèbre l’art urbain et la musique à Sète, dévoile sa programmation, qui aura lieu du 31 mai au 4 juin. Les amateurs de street art et de musique pourront profiter d’une semaine riche en événements et en découvertes artistiques.

K-Live a vu le jour en 2008, en tant que festival novateur dans le domaine de l’art urbain. Depuis, de nombreux festivals similaires ont vu le jour, tels que l’Urban Art Jungle à Lyon, le Street Art Fest à Grenoble ou encore Just Do Paint à Saint-Brieuc.

Le festival K-Live soutient la création artistique urbaine contemporaine et joue un rôle social important. Les œuvres de street art permettent de favoriser les rencontres et les dialogues entre les habitants et peuvent retracer l’histoire de certains lieux. Le MaCo (Musée à ciel ouvert), en particulier, est un événement clé du festival, offrant aux artistes invités l’opportunité de laisser leur marque sur les murs de la ville.

Cette année, les festivaliers pourront profiter d’un programme varié comprenant des événements tels que le MaCo, K-Live Exquis, K-Live Talk, K-Live Young et K-Live Women. Le MaCo accueillera Jace, Maye et Kikiland, qui œuvreront dans les rues de Sète du 31 mai au 4 juin. K-Live Exquis invite Marine Bonamy et Loraine Motti à réaliser une œuvre à l’aveugle à quatre mains le 2 juin.

K-Live Talk proposera une rencontre avec Jean Faucheur, président de la Fédération de l’Art Urbain, le 3 juin. Les amateurs d’art urbain pourront discuter avec lui et en apprendre davantage sur cet art en plein essor. K-Live Young mettra en vedette des artistes locaux tels que Margot Mérandon, Angéline Terpend, Bowe et X-Lasme, qui travailleront sur le mur de La Passerelle à l’Île de Thau du 31 mai au 4 juin. K-Live Women invite Nadége Feron à intervenir auprès et avec un groupe de femmes à la Médiathèque André Malraux, du 22 mai au 2 juin.

Le festival se clôturera en beauté au Théâtre de la Mer avec Iréne Dresel et French 79, invités du K-Live Klub.

Laprogrammation du K-Live Festival 2023 s’annonce riche et variée, offrant une expérience unique de découverte de l’art urbain et de la musique dans une ambiance festive et conviviale. Les festivaliers sont invités à découvrir de nouveaux talents et à s’immerger dans la culture Sète, une ville qui regorge de créativité et d’énergie artistique.

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Balaruc-les-Bains

Découverte archéologique à Balaruc-les-Bains : une nécropole romaine livre ses secrets

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Découverte archéologique à Balaruc-les-Bains : une nécropole romaine livre ses secrets
©SèteAgglopôleMéditerranée

Les fouilles révèlent une mine d’informations sur les rites funéraires et la vie quotidienne des populations de l’époque.

Il y a une semaine, des archéologues du service d’archéologie préventive de Sète Agglopôle Méditerranée ont fait une incroyable découverte lors de fouilles préalables à la construction de la nouvelle mairie de Balaruc-les-Bains. Ils ont mis au jour une nécropole gallo-romaine contenant 80 sépultures bien conservées datant principalement des 3e et 4e siècles, ainsi que des vestiges datant du 17e siècle.

Depuis lors, les archéologues ont poursuivi leurs fouilles sur le site de l’avenue de la Cadole et ont découvert que cette nécropole romaine était en réalité beaucoup plus grande que prévu. Sur une surface d’environ 900 m², près d’une centaine de tombes datées entre le Ier et le Ve siècle ap. J.-C. ont été mises au jour, offrant une mine d’informations sur les rites funéraires et la vie quotidienne des populations de l’époque.

Les tombes mises au jour sur le site de la Cadole présentent une grande variété de formes, allant des coffres en bois, en tuiles ou encore en maçonnerie, jusqu’aux amphores utilisées pour enterrer les jeunes enfants. Les fouilles ont également révélé que l’inhumation avait gagné en importance au fil du temps, devenant même exclusive à la fin de l’Antiquité.

Ces sépultures et les squelettes qu’elles contiennent, remarquablement bien conservés, feront l’objet dans les prochains mois d’études approfondies qui permettront de recueillir de nombreuses informations inédites sur la population balarucoise de l’époque romaine. Les archéologues espèrent ainsi en apprendre davantage sur la démographie, le régime alimentaire, les maladies et les épidémies qui ont marqué la vie de ces populations il y a plus de deux millénaires.

Cette découverte majeure à Balaruc-les-Bains souligne l’importance du travail du service d’archéologie préventive pour protéger le patrimoine archéologique et préserver les connaissances historiques qu’il contient. Elle permet également d’enrichir notre compréhension de notre passé commun et de mieux appréhender la vie des populations qui ont vécu dans cette région il y a plusieurs siècles.

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