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Politique : La France en zone de turbulences politiques après les législatives

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Emmanuel Macron apparaît isolé, lundi matin, au centre d’un paysage politique sens dessus dessous, avec une Assemblée sans majorité claire, dans laquelle son camp recule fortement au profit tant de la gauche que de l’extrême droite.

A l’issue du second tour des législatives dimanche, les candidats macronistes Ensemble remportent 245 sièges, devant la coalition de gauche Nupes et ses alliés (137 sièges) et le RN qui réalise une percée historique (89 sièges). Le nouvel hémicycle comptera 37,3% de femmes, en recul par rapport à 2017 (39%).

Le chef de l’Etat a perdu dans les grandes largeurs la majorité absolue (établie à 289 sièges sur 577) qui, pendant cinq ans, avait voté tous ses projets pratiquement sans discuter. Il hérite à la place d’une Assemblée nationale où à défaut de majorité, vont siéger deux oppositions puissantes qui lui sont résolument hostiles.

Conséquence: deux mois après sa reconduction à l’Elysée, le mandat du président vacille déjà, ses projets de réforme, dont les retraites, aussi. Et la France avance politiquement en terre inconnue.

Symboles de la gifle reçue, les défaites des chefs de file de la macronie à l’Assemblée, deux intimes de M. Macron: le président Richard Ferrand battu dans son fief du Finistère et le patron des députés LREM Christophe Castaner dans les Alpes-de-Haute-Provence. Trois ministres – Amélie de Montchalin (Transition écologique), Brigitte Bourguignon (Santé) et Justine Benin (Mer)- ont également mordu la poussière.

« Il faudra faire preuve de beaucoup d’imagination » pour gouverner, a admis le ministre de l’Economie Bruno Le Maire.

Sur un ton plus volontaire, la Première ministre Elisabeth Borne a promis de « travailler dès demain (lundi) à construire une majorité d’action, il n’y a pas d’alternative ». Elle-même élue de peu dans le Calvados, elle a souligné que « cette situation inédite constitue un risque pour notre pays ».

Borne menacée ?

La cheffe du gouvernement, si elle se voit reconduite, va affronter immédiatement de fortes turbulences, alors que l’exécutif entend pousser avant les vacances d’été un projet de loi sur le pouvoir d’achat en pleine inflation.

Dès dimanche soir, le député LFI Eric Coquerel a estimé que Mme Borne ne pouvait plus « continuer à être Première ministre », et annoncé que l’opposition déposerait « une motion de censure » contre son gouvernement le 5 juillet.

Pour Emmanuel Macron aussi, les tout prochains jours s’annoncent agités. Il va devoir manoeuvrer sur le front intérieur, avec un remaniement de son gouvernement, au moment-même où il sera happé dans un tunnel d’obligations internationales (Conseil européen, G7, sommet de l’Otan).

Jean-Luc Mélenchon, qui doit renoncer à son espoir d’être « élu Premier ministre » mais gagne la direction de la gauche, s’est félicité d’une « déroute totale » du parti présidentiel, en annonçant que la Nupes allait « mettre le meilleur » d’elle-même « dans le combat » parlementaire.

Sans surprise, ce scrutin, le 4e en deux mois après la présidentielle, a été boudé par les Français. Le taux d’abstention atteint près de 53,79%, en hausse d’un point par rapport au premier tour (52,49%), mais inférieur au record de 2017 (57,36%).

Ensemble! devra aussi composer avec un Rassemblement national nettement renforcé qui, avec 89 sièges, constitue la grande surprise de ce deuxième tour, après une campagne en retrait, effacée par le duel entre le camp Macron et la gauche. Le RN, qui ne comptait que huit députés élus en 2017, pourra former un groupe parlementaire pour la première fois depuis 1986, avec sans doute Marine Le Pen à sa tête.

LR survit

« Nous incarnerons une opposition ferme, sans connivence, responsable », a annoncé l’ex-finaliste de la présidentielle, réélue dans le Pas-de-Calais.

Les Républicains (LR), qui représentaient la deuxième force dans l’Assemblée sortante, conservent quelque 70 députés avec leurs alliés de l’UDI et des centristes, un chiffre quasi inespéré vu leur crash à la présidentielle. Leur position sera centrale dans l’Assemblée puisque le camp Macron aura besoin de voix pour atteindre la majorité absolue.

Le chef du parti Christian Jabob a affirmé que LR resterait « dans l’opposition » mais le maire LR de Meaux Jean-François Copé a appelé dimanche à un « pacte de gouvernement » avec Emmanuel Macron, estimant qu' »il appartient à la droite républicaine de sauver le pays ».

Pour Dominique Rousseau, professeur de droit constitutionnel à l’université Panthéon-Sorbonne, le second mandat d’Emmanuel Macron sera en tous cas « un quinquennat de négociations, de compromis parlementaires. Ce n’est plus Jupiter qui gouvernera mais un président aux prises avec une absence de majorité à l’Assemblée ». Et d’ajouter : « On va vers un quinquennat où le rôle du Parlement sera réhabilité. C’est la pratique de tous les autres pays européens ».

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Retraites : la motion de censure transpartisane est rejetée pour 9 voix !

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Motion de Censure :

La présidente de l’Assemblée nationale Yaël Braun-Pivet vient d’annoncer à la tribune de l’Assemblée le rejet la motion de censure transpartisane déposée par le groupe LIOT, à neuf voix près de la majorité absolue requise pour qu’elle soit adoptée ; soit avec 278 voix « pour » exprimées.

Avec 278 voix favorables à la motion de censure déposée contre le gouvernement, sur les 287 requises, les députés n’ont pas renversé le gouvernement d’Elisabeth Borne. Le vote pour la deuxième motion de censure, déposée par le RN, a débuté au Palais Bourbon.

Plus d’infos à venir…

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Olivier Dubois, journaliste français enlevé au Mali, libéré après 711 jours de captivité

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Olivier Dubois, journaliste français enlevé au Mali, libéré après 711 jours de captivité

Après plus de deux ans de captivité, le journaliste français Olivier Dubois a été libéré. Correspondant pour Libération, Le Point et Jeune Afrique, il avait été enlevé le 8 avril 2021 à Gao, dans le nord du Mali, par le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (GSIM), principale alliance djihadiste au Sahel, liée à Al-Qaïda.

Selon Reporters sans frontières, il s’agit de « la plus longue captivité pour un journaliste français depuis la guerre au Liban ». Après une attente insoutenable pour sa famille et ses proches, Olivier Dubois est enfin libre. Il est arrivé lundi à l’aéroport de Niamey, souriant et visiblement ému, après avoir été relâché par ses ravisseurs.

La libération d’Olivier Dubois a été saluée par les autorités françaises ainsi que par les organisations de défense des droits de l’homme et de la liberté de la presse. RSF a exprimé un « immense soulagement », soulignant que le journaliste était en bonne santé malgré sa longue captivité.

La mobilisation de tous ceux qui ont participé à la campagne pour la libération d’Olivier Dubois a été saluée par RSF. L’organisation a également adressé ses pensées à la famille du journaliste, notamment à sa compagne et à son fils.

Selon nos confrères de Libération, Olivier Dubois devrait arriver dans la nuit en France, à l’aéroport de Villacoublay. Éspérons que sa libération soit un signe d’espoir pour tous les journalistes qui risquent leur vie pour informer le monde sur les événements qui se déroulent dans des zones de conflit.

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Les épreuves du bac menacées par la mobilisation contre la réforme des retraites

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Grève des surveillants : les épreuves du bac menacées par la mobilisation contre la réforme des retraites

Le bac 2023 commence au milieu de turbulences sociales. Les épreuves de spécialité du baccalauréat ont débuté lundi 20 mars pour les élèves de terminale.

Pour la première fois, ces épreuves se déroulent en mars et sont menacées par la grève des surveillants dans plusieurs lycées. En effet, plusieurs syndicats ont lancé des appels à la grève contre la réforme des retraites, ce qui pourrait perturber le déroulement des examens. Le ministère de l’Education nationale a pris des mesures pour faire face à ces menaces, notamment en prévoyant un aménagement du temps d’épreuve en cas de retard dû à une grève des transports.

Malgré les dispositions prises par le ministère, les mouvements de grève continuent sur le territoire. Des « barrages filtrants » ont été organisés à l’entrée de certains incinérateurs en région parisienne et des vols ont été annulés à Marseille et Orly. Les manifestations se poursuivent également, avec des rassemblements organisés ou spontanés dans plusieurs villes de France.

Le gouvernement fait face à une situation difficile alors que deux motions de censure contre le gouvernement d’Elisabeth Borne vont être mises au vote de l’Assemblée nationale lundi après-midi. En cas d’échec des oppositions, la réforme des retraites sera adoptée définitivement.

Emmanuel Macron s’est exprimé sur la situation en affirmant que la réforme devait « aller au bout de son cheminement démocratique dans le respect de tous ». Le président a également souligné les « mois de concertations politique et sociale » et les « plus de 170 heures de débat qui ont abouti sur le vote d’un texte de compromis » entre sénateurs et députés en commission mixte.

Cette situation inédite met les élèves et les surveillants sous pression et risque de perturber le bon déroulement des examens. Le ministère de l’Education nationale appelle au dialogue et à la concertation pour éviter toute perturbation de l’examen du baccalauréat.

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