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Culture

Paris affiche une mode masculine du pragmatisme

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La semaine parisienne du style masculin s’est achevée sur une note de sobriété assumée. Les collections hivernales 2026-2027 privilégient des garde-robe fonctionnelles et durables, reflétant un contexte économique incertain.

Les défilés de la saison masculine à Paris ont dessiné les contours d’une garde-robe hivernale résolument tournée vers l’essentiel. Les propositions, moins nombreuses que lors des éditions précédentes, ont évité les expérimentations trop audacieuses au profit de pièces ancrées dans le réel. Cette orientation mesurée semble répondre à un climat général de prudence, où les maisons de luxe cherchent avant tout à proposer des vestiaires rassurants et portables.

Le costume, pièce maîtresse intemporelle, a confirmé sa centralité sur les podiums. Les interprétations ont oscillé entre un classicisme réaffirmé et des réinventions subtiles. Les lignes ont puisé dans les archives, des épaules arrondies des années 1940 aux silhouettes affinées des années 1960, tandis que les matières, de la flanelle au cuir, ont souligné la recherche de qualité. Le motif à carreaux, décliné du prince-de-galles au pied-de-poule, a connu un regain d’intérêt notable, habillant aussi bien des tailleurs structurés que des manteaux d’une élégance discrète.

Cette quête de fonctionnalité s’est également traduite par la présence marquée d’équipements adaptés aux intempéries, comme les imperméables techniques. La palette chromatique est restée majoritairement ancrée dans des tonalités neutres, telles que le noir, le gris ou le brun, ponctuées de quelques éclats de couleur vive. Cette sobriété générale semble indiquer un recentrage des créateurs sur la conception de vêtements conçus pour durer et s’inscrire dans le quotidien, loin de l’éphémère des tendances purement saisonnières.

L’expression créatrice, sans disparaître, s’est déplacée vers les accessoires et les détails d’ornementation. Les couvre-chefs, sous des formes variées et parfois inattendues, ont été particulièrement mis en avant. De même, les lunettes sont apparues comme un élément récurrent de nombreuses silhouettes. L’extravagance s’est nichée dans des finitions précieuses, des broderies discrètes ou des incrustations de bijoux, apportant une touche de singularité sans bouleverser l’équilibre général des tenues. Cette approche suggère que la fantaisie, loin d’être absente, s’exprime désormais par des accents choisis plutôt que par des propositions radicales.

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