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Oasis en diplomatie, le président allemand tourne la page du Brexit à Westminster

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Lors d’un discours historique devant le Parlement britannique, Frank-Walter Steinmeier a invoqué le célèbre tube du groupe de Manchester pour sceller une nouvelle ère dans les relations bilatérales.

Le président allemand a prononcé un discours devant les parlementaires britanniques réunis dans la prestigieuse Royal Gallery de Westminster. Cette intervention marquante s’inscrit dans le cadre d’une visite d’État de trois jours, la première d’un chef d’État allemand depuis près de trois décennies. Elle fait suite à la visite du roi Charles III en Allemagne l’an dernier, illustrant la volonté commune de renouer des liens privilégiés.

Frank-Walter Steinmeier, qui occupait les fonctions de ministre des Affaires étrangères au moment du référendum de 2016, a reconnu que la décision britannique avait profondément transformé la relation entre les deux pays. Il a admis que cette période avait généré incompréhensions et déceptions des deux côtés de la Manche. Le chef de l’État a toutefois insisté sur l’importance de ne pas s’enliser dans le ressentiment, choisissant une référence culturelle britannique pour porter son message.

Pour symboliser cette nécessaire tournée vers l’avenir, il a cité à plusieurs reprises les paroles du titre *Don’t Look Back in Anger* du groupe Oasis. Cette allusion a servi de prélude à une déclaration d’attachement, affirmant que si la nature du partenariat avait évolué, les fondements de l’amitié demeuraient intacts. Le discours a ensuite souligné la coopération renforcée dans les domaines de la sécurité et de la défense, notamment depuis la signature d’un accord bilatéral au cours de l’été.

Face aux défis géopolitiques actuels, le président allemand a appelé à une unité renouvelée entre les démocraties. Il a évoqué les menaces pesant sur la paix et la nécessité de défendre des valeurs communes, en particulier dans le soutien à l’Ukraine. La visite se poursuivra par un déplacement à la cathédrale de Coventry, un lieu emblématique de la réconciliation, après que le président eut découvert une exposition consacrée à David Bowie dans la capitale britannique.

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