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Nouvelles révélations accablantes sur l’abbé Pierre : douze victimes supplémentaires identifiées

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Un an après les premières dénonciations, l’ampleur des violences sexuelles s’élargit, poussant l’Église et Emmaüs à créer un fonds d’indemnisation.

La lumière continue de se faire sur les agissements de l’abbé Pierre, figure historique de la charité en France. Un an après les premières accusations, douze nouvelles victimes ont été recensées, dont sept étaient mineures au moment des faits. Ces témoignages, compilés par le cabinet spécialisé Égaé, décrivent des violences sexuelles s’étalant des années 1950 aux années 1990.

Parmi les cas rapportés, une femme affirme avoir subi des attouchements à l’âge de 11 ans, tandis que sa sœur évoque une agression sexuelle à 15 ans. Une autre victime, alors âgée de 10 ans dans les années 1990, décrit plusieurs épisodes d’abus. Plus ancien encore, un témoignage remonte à 1953 : une jeune fille de 17 ans aurait été victime d’un geste déplacé dans un train, avant que des religieuses ne minimisent les faits.

Face à ces révélations, Emmaüs et la Conférence des évêques de France (CEF) ont annoncé la création d’un fonds de réparation financière. Ce dispositif, opérationnel dès septembre 2025, sera géré par la Commission de reconnaissance et de réparation (CRR), déjà en place pour les affaires de pédocriminalité au sein de l’Église. Les indemnisations pourront atteindre 60 000 euros, avec une prise en charge partagée entre les deux institutions à partir de 1954, date à laquelle l’abbé Pierre fut officiellement lié à Emmaüs.

Les conséquences de ce scandale se font toujours sentir. La Fondation Abbé Pierre a changé de nom et de logo, tandis que le mémorial d’Esterville a fermé ses portes. Du côté de l’Église, des archives révèlent que les autorités ecclésiastiques étaient au courant des agissements du prêtre dès les années 1950, sans pour autant alerter la justice. Aucune enquête pénale ne sera cependant ouverte, l’intéressé étant décédé en 2007.

Cette affaire, qui ne cesse de s’étendre, marque un tournant dans la manière dont les institutions abordent les violences sexuelles commises par des figures emblématiques. La mise en place de ce fonds d’indemnisation témoigne d’une volonté de reconnaissance, même tardive, envers les victimes.

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