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Nouvelle-Calédonie : un projet d’accord historique pour redéfinir son avenir institutionnel

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Le gouvernement propose une refonte des relations avec l’archipel, mêlant autonomie élargie, citoyenneté locale et mécanismes inédits d’autodétermination.

Un document confidentiel, révélé récemment, esquisse les contours d’une nouvelle étape dans les relations entre la France et la Nouvelle-Calédonie. Ce texte, soumis aux forces politiques locales, vise à apaiser les tensions tout en ouvrant la voie à une émancipation progressive du territoire. Les négociations, relancées cette semaine, pourraient aboutir à un accord d’ici la fin du mois.

Parmi les avancées majeures figure la proposition d’un « référendum de projet », destiné à remplacer les consultations binaires sur l’indépendance. Ce mécanisme exigerait une majorité qualifiée des trois cinquièmes au Congrès calédonien pour être activé, obligeant ainsi les indépendantistes à élargir leur base au-delà de leur camp. Une mesure qui suscite déjà des résistances, notamment du FLNKS, sceptique quant aux garanties offertes par ce dispositif.

Le projet prévoit également un partage encadré des compétences régaliennes, comme la défense ou la justice, tout en maintenant leur exercice par l’État. Des innovations telles qu’un comité stratégique de défense mixte ou l’intégration d’assesseurs coutumiers dans les tribunaux sont envisagées. Cependant, certaines revendications symboliques des indépendantistes, comme un siège d’observateur à l’ONU, restent exclues du texte.

La question épineuse du corps électoral, source de violences en 2024, semble désormais consensuelle. La citoyenneté calédonienne, condition d’accès aux scrutins locaux, serait automatique pour les natifs et leurs proches, tandis que les résidents de longue durée devraient prouver leur intégration via un examen culturel.

Enfin, le renforcement des provinces, porté par les loyalistes, cristallise les oppositions. Le transfert de la fiscalité locale aux instances provinciales, perçu par les indépendantistes comme un risque de fragmentation, promet d’alimenter les débats dans les semaines à venir. Le FLNKS, qui doit se prononcer sur sa participation aux négociations, dénonce une vision « à contre-courant » de ses aspirations.

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