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Nestlé Waters face à la justice pour pollution présumée dans les Vosges

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_**Le tribunal correctionnel de Nancy a décidé de poursuivre les débats sans ordonner de nouvelles expertises immédiates, une demande pourtant formulée par le parquet et les associations de plaignants.**_

L’audience s’est poursuivie mardi dans une atmosphère tendue, le tribunal ayant rejeté la requête visant à compléter le dossier par des analyses supplémentaires. Le ministère public et les conseils des parties civiles estimaient ces investigations indispensables pour évaluer précisément la présence de microplastiques dans les sols et les nappes phréatiques. Cette demande faisait suite à la décision de la veille d’écarter une partie importante des pièces versées au dossier, notamment divers rapports techniques et études commandés durant l’instruction.

Les représentants des associations de défense de l’environnement et de consommateurs ont déploré une situation qui les prive, selon eux, d’éléments essentiels pour étayer leurs accusations. L’avocat général a pour sa part souligné la difficulté nouvelle à caractériser les infractions reprochées en l’absence de ces éléments. La défense a quant à elle qualifié la demande d’expertises complémentaires de manœuvre dilatoire, destinée selon elle à prolonger indûment la procédure.

Après avoir suspendu brièvement l’audience pour délibérer, la cour a finalement opté pour un traitement global de la question. Elle se prononcera sur l’opportunité d’ordonner de nouvelles analyses au moment de rendre son jugement définitif. Les débats sur le fond se poursuivront donc selon le calendrier initialement prévu.

La société Nestlé Waters Supply Est, filiale du groupe suisse, est mise en cause pour son implication présumée dans la gestion de plusieurs dépôts illégaux de déchets. Ces sites, situés à proximité d’usines d’embouteillage de marques d’eau minérale, contiendraient plusieurs centaines de milliers de mètres cubes de résidus, dont des bouteilles en plastique. L’entreprise est également soupçonnée d’avoir laissé des particules de microplastiques s’infiltrer dans les eaux, avec des conséquences potentiellement graves pour les écosystèmes locaux.

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