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Nestlé conteste fermement les allégations de l’association Foodwatch

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_**Le groupe agroalimentaire suisse rejette les accusations portées par l’ONG, qui l’accuse d’avoir tardé à retirer du marché des produits pour nourrissons. Une plainte a été déposée au parquet de Paris.**_

Nestlé a publié une mise au point vigoureuse pour démentir les reproches formulés par l’association Foodwatch. Celle-ci, accompagnée de huit familles, a saisi la justice française d’une plainte visant notamment des délits de mise en danger et de tromperie aggravée. Le groupe estime que ces accusations manquent de fondement et expose l’entreprise à des soupçons injustifiés.

Dans une lettre ouverte diffusée sur son site internet, la multinationale affirme que les déclarations de l’ONG sont infondées. Elle se réserve le droit d’engager des poursuites si des informations erronées continuaient à être diffusées. La plainte, consultée par l’Agence France-Presse, évoque des risques pour l’intégrité physique des nourrissons.

Selon des informations parues dans la presse, la présence d’une toxine, la céréulide, aurait été détectée dans une usine néerlandaise du groupe fin novembre. Nestlé reconnaît cette chronologie, précisant avoir identifié à cette date des traces infimes de la substance. Le groupe explique avoir immédiatement suspendu la production et procédé à des analyses complémentaires pour évaluer les risques sanitaires.

L’industriel indique avoir informé les autorités néerlandaises et européennes le 10 décembre, après avoir reçu les résultats des expertises. Il justifie ce délai par la nécessité de réaliser une évaluation complète des dangers potentiels, soulignant qu’aucune réglementation ne fixe de seuil maximal pour cette toxine. Nestlé maintient que les niveaux détectés étaient très faibles et que les produits concernés n’avaient pas encore été commercialisés.

Le groupe réaffirme avoir agi avec célérité, en retirant préventivement les références ne répondant pas à ses critères de qualité. Il dément catégoriquement toute notion de rappel tardif. Par ailleurs, Nestlé précise avoir alerté l’ensemble de la profession dès le 30 décembre, considérant que le problème pouvait concerner d’autres fabricants.

Cette affaire s’inscrit dans un contexte plus large de retraits de laits infantiles par plusieurs industriels, dont Danone et Lactalis, dans de nombreux pays. Ces mesures préventives font suite à la détection potentielle de céréulide, une toxine pouvant provoquer des troubles gastro-intestinaux. À ce stade, Nestlé affirme n’avoir reçu aucune preuve établissant un lien entre une intoxication et la consommation de ses produits.

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