Planète
Nénette, doyenne orang-outan, découvre les cimes à la Ménagerie de Paris
Après plus de cinquante ans passés en intérieur, la célèbre résidente du Jardin des Plantes a pris possession d’un nouvel espace aérien, symbole d’une évolution profonde dans la conception des zoos historiques.
L’orang-outan Nénette, figure emblématique de la Ménagerie du Jardin des Plantes, a fait ses premiers pas dans un environnement radicalement transformé. Agée de cinquante-sept ans, la primatologue a inauguré avec une sage lenteur les installations extérieures qui lui sont désormais accessibles, marquant la fin d’une vie entière passée entre quatre murs. Ce changement constitue l’aboutissement d’un projet de longue haleine destiné à améliorer substantiellement les conditions de vie des grands singes.
L’ancienne singerie, bâtiment classé datant de 1934, incarnait une vision aujourd’hui révolue de la captivité animale, avec des espaces restreints régulièrement critiqués. Le nouvel aménagement, fruit de huit années de travaux et d’un investissement de quatre millions d’euros, offre aux cinq orangs-outans de Bornéo un volume considérable. L’accent a été mis sur la verticalité, élément essentiel pour ces animaux arboricoles, qui peuvent désormais évoluer jusqu’à quinze mètres de hauteur.
La structure, évoquant par son architecture une immense aire de jeu, combine des poutres de bois et un filet en inox permettant aux singes de se déplacer sur des centaines de mètres de cordages. Elle est équipée de bassins, de nids et de brumisateurs. Trois grandes parois vitrées permettent au public d’observer les animaux, qui bénéficient aussi de la possibilité de se soustraire à son regard, un facteur clé de leur bien-être.
Cette métamorphose s’inscrit dans la mission triple de l’institution, qui allie conservation d’espèces menacées, recherche et éducation du public. Les orangs-outans de Bornéo sont classés en danger critique d’extinction, leur population ayant été divisée par deux en deux décennies face à la destruction de leur habitat. La Ménagerie participe à des programmes de préservation in situ, considérant que la captivité, dans des conditions optimales, reste une nécessité face à l’effondrement des écosystèmes naturels.
Nénette, dont la longévité exceptionnelle illustre les soins prodigués en parc zoologique, explore désormais ce nouvel univers avec circonspection. Après une première exploration des parties les plus élevées, elle semble apprécier les zones intermédiaires de son domaine. Cette évolution architecturale et éthique permet à la doyenne parisienne de retrouver, symboliquement, la canopée de ses forêts originelles.
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