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Mediawan défend sa souveraineté française face aux interrogations parlementaires

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_**Le groupe audiovisuel, principal fournisseur de France Télévisions, a été auditionné par une commission d’enquête. Ses dirigeants ont vigoureusement contesté l’idée d’un contrôle étranger, malgré la présence d’un actionnaire américain influent.**_

Le président de Mediawan, Pierre-Antoine Capton, s’est exprimé devant les députés pour affirmer l’identité nationale de l’entreprise. Cette audition intervenait dans le cadre d’une commission parlementaire examinant le fonctionnement et le financement du secteur public audiovisuel. Le groupe, fondé par des entrepreneurs français et devenu un acteur majeur de la production à l’international, fournit en effet plusieurs magazines phares à France Télévisions.

Certains élus, dont le rapporteur de la commission Charles Alloncle, ont pointé la participation du fonds d’investissement américain KKR au capital de Mediawan. Cette situation a soulevé des questions sur l’utilisation de fonds publics au profit d’intérêts étrangers. Le président de la commission, Jérémie Patrier-Leitus, a pour sa part évoqué le contexte de concurrence internationale accrue dans les industries culturelles.

Face à ces interrogations, Pierre-Antoine Capton a fermement rejeté toute allégation de contrôle extérieur. Il a détaillé les éléments attestant, selon lui, de l’ancrage français du groupe. Son siège social, ses équipes dirigeantes et ses centres de décision stratégique sont situés en France, tandis que l’ensemble de ses activités relèvent de la juridiction et de la fiscalité nationales. Il a reconnu l’importance de KKR en tant qu’actionnaire, tout en niant que ce dernier détenait le contrôle ou la majorité du capital. La répartition exacte des parts n’a pas été communiquée, le groupe invoquant la confidentialité des affaires depuis son retrait de la cote boursière.

L’expansion internationale de Mediawan, marquée par des acquisitions prestigieuses aux États-Unis et un réseau mondial de sociétés de production, a été soulignée. Le dirigeant a minimisé la part du service public français dans le modèle économique du groupe, indiquant qu’elle représentait une fraction minoritaire de son chiffre d’affaires global, bien que significative sur le territoire national.

Les échanges ont également porté sur les implications des engagements personnels de l’un des cofondateurs, Matthieu Pigasse, dans la presse. Des parlementaires se sont interrogés sur un éventuel conflit avec les obligations de neutralité du service public. La direction de Mediawan a assuré qu’aucune prise de position extérieure n’engageait la société, dont la vocation est de répondre aux exigences éditoriales de ses clients. L’audition des autres fondateurs a été reportée à une date ultérieure.

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