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Médecins libéraux et gouvernement trouvent un terrain d’entente après une mobilisation tendue

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Après dix jours de grève ayant perturbé l’accès aux soins, les représentants des praticiens libéraux ont obtenu du pouvoir exécutif la promesse d’un retrait de plusieurs mesures contestées et la réouverture d’un dialogue social.

Les syndicats de médecins libéraux ont clos une période de mobilisation de dix jours par l’obtention d’engagements gouvernementaux substantiels. Les discussions, engagées mercredi et jeudi dernier, ont abouti à des concessions sur plusieurs points de friction majeurs. Les organisations professionnelles doivent désormais se concerter pour arrêter une position commune et décider de la suite à donner au mouvement.

L’exécutif s’est notamment engagé à modifier le projet de loi de lutte contre la fraude sociale et fiscale. La disposition rendant obligatoire une mise sous objectifs des médecins prescrivant un volume d’arrêts maladie supérieur à la moyenne de leurs confrères sera supprimée. Cette mesure, qui aurait pu entraîner une baisse de 30 % du volume d’indemnités journalières prescrites, deviendra facultative. Les praticiens concernés pourront opter pour un contrôle systématique de leurs prescriptions par un médecin-conseil de l’Assurance maladie.

Un autre engagement porte sur l’abrogation future des mesures autorisant une baisse unilatérale des tarifs des actes sur simple demande des caisses d’assurance maladie. Ces dispositions, inscrites dans le budget 2026 de la Sécurité sociale, seront retirées par le biais du prochain texte législatif adéquat. Par ailleurs, le gouvernement a promis de relancer des négociations sur les tarifs de l’imagerie médicale, afin de revenir sur certaines baisses programmées, tout en préservant les économies prévues pour l’assurance-maladie, évaluées à 300 millions d’euros.

Le cumul emploi-retraite devrait être assoupli en faveur des médecins exerçant dans des zones sous-dotées. En revanche, la suppression du remboursement des prescriptions des praticiens du secteur 3, non conventionnés, sera maintenue.

La grève, qui s’est déroulée du 5 au 15 janvier, a notablement affecté l’activité en ville. Selon les données de l’Assurance maladie, le nombre de feuilles de soins télétransmises a reculé de plus de 13 % sur la période, hors week-ends et dernier jour de mobilisation. Cette baisse a également pu être accentuée par les conditions météorologiques difficiles de la première semaine.

Les conséquences se sont fait sentir dans les services d’urgence hospitaliers, déjà sous tension hivernale. Le syndicat Samu Urgences de France a signalé une augmentation de 24 % de l’activité des centres d’appels du Samu et une saturation persistante des services. L’organisation a dénoncé des conditions de travail dégradées, évoquant des risques pour la sécurité des patients et un épuisement marqué des équipes soignantes.

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