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Marseille sous le choc : l’incendie maîtrisé laisse place à un paysage de désolation

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Les flammes ont finalement été circonscrites après avoir ravagé 750 hectares, détruit des habitations et traumatisé les riverains, révélant l’ampleur des dégâts.

Le violent sinistre qui a frappé le nord de Marseille a été déclaré sous contrôle après deux jours de lutte intense. Les services de secours ont confirmé la stabilisation du front de flammes, bien que les opérations de sécurisation se poursuivent. Les quartiers de l’Estaque et des Pennes-Mirabeau, parmi les plus touchés, offrent désormais un spectacle de désolation : maisons calcinées, véhicules réduits à l’état de carcasses et paysages noircis par les cendres.

Les témoignages des habitants traduisent un mélange de soulagement et d’effroi. Certains, comme Joëlle, 78 ans, découvrent avec stupeur les ravages subis par leur domicile, tandis que d’autres, à l’image de Dominique, ont tout tenté pour sauver leur propriété, allant jusqu’à utiliser l’eau de leur bassin à poissons. Malgré leur courage, les dégâts matériels restent considérables : une dizaine d’habitations entièrement détruites, des dizaines d’autres endommagées et des intérieurs envahis par la suie.

L’origine accidentelle de la catastrophe a été établie : l’embrasement aurait débuté suite à l’incendie d’un véhicule sur l’autoroute A55, dissipant ainsi les rumeurs de malveillance. Si aucun décès n’est à déplorer, une quarantaine de personnes, dont des secouristes, ont nécessité des soins pour des intoxications aux fumées. Près de 400 résidents ont dû être évacués en urgence, certains trouvant refuge dans des centres d’hébergement temporaires.

Les autorités redoutent désormais une recrudescence des incendies, dans un contexte de canicule persistante et de vents violents. Les scientifiques alertent sur l’aggravation de ces phénomènes avec le dérèglement climatique, une perspective qui inquiète particulièrement en cette période estivale.

Ailleurs dans la région, d’autres foyers, comme ceux de Narbonne ou du Gard, bien que moins menaçants, rappellent la vulnérabilité des zones méditerranéennes face aux flammes. Les infrastructures locales, perturbées par l’événement, reprennent progressivement leur activité, mais le traumatisme, lui, mettra du temps à s’estomper.

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