Société
Marine Tondelier en route pour un second mandat à la tête des Écologistes, malgré les turbulences internes
La secrétaire nationale sortante s’apprête à être reconduite sans surprise, mais son leadership ne fait pas l’unanimité au sein d’un parti en quête d’apaisement.
Le congrès des Écologistes, qui se tient jusqu’à vendredi, devrait confirmer Marine Tondelier à la tête du mouvement. Portée par 2 500 soutiens d’adhérents avant même le scrutin, la conseillère régionale des Hauts-de-France, âgée de 38 ans, affiche une confiance sans faille. Face à elle, trois candidats moins médiatisés – l’ancienne eurodéputée Karima Delli, l’adjoint à la mairie de Paris Florentin Letissier et la Bordelaise Harmonie Lecerf-Meunier – ne semblent pas en mesure de créer la surprise.
Pourtant, cette réélection anticipée ne masque pas les tensions qui traversent le parti. Certains militants dénoncent un « manque de démocratie », pointant du doigt la récente réforme des statuts électoraux, perçue comme favorable à la sortante. Marine Tondelier balaye ces critiques, soulignant que ces modifications ont été adoptées à 74 % des voix et élaborées en concertation avec toutes les sensibilités du mouvement. « Mes détracteurs se focalisent sur les règles plutôt que sur nos propositions écologistes », rétorque-t-elle, déjà occupée à préparer son discours d’investiture prévu le 26 avril.
La première phase du congrès, consacrée à l’élection partielle du Conseil fédéral, a offert une victoire en demi-teinte à la secrétaire nationale, qui n’a obtenu qu’une majorité relative. Un observateur interne relève que la participation, historiquement basse, a limité son influence. Pour le second tour du scrutin, elle mise sur 3 000 adhérents supplémentaires, désormais éligibles après avoir complété leur période de cotisation.
Les enjeux ne se limitent pas à sa propre réélection. Les militants doivent aussi désigner les membres du secrétariat exécutif, dont deux adjoints, deux porte-parole et un trésorier. Un vote scruté de près, notamment en raison de la candidature indépendante d’Éric Piolle. Le maire de Grenoble, écarté de la liste Tondelier au profit de Guillaume Hédouin, un élu rural de la Manche, pourrait tirer profit de sa notoriété pour s’imposer. Dans un courriel interne, la dirigeante a explicitement appelé à soutenir son candidat, y voyant un test pour la représentativité des territoires ruraux au sein du parti.
Parallèlement, le bureau politique, composé de 12 membres, devrait accueillir la députée Sandrine Rousseau malgré des ajustements contestés sur les quotas franciliens. Pour certains, ces manœuvres traduiraient une stratégie de Marine Tondelier pour s’imposer comme l’unique figure crédible en vue de 2027. Des accusations qui agacent la principale intéressée, lasse des « caricatures médiatiques » sur les divisions écologistes.
Malgré les critiques – gestion controversée de l’affaire Julien Bayou, score décevant aux européennes (5,5 %) –, elle met en avant ses réussites : 240 000 sympathisants gagnés, 18 000 adhésions nouvelles et un nombre record d’élus. Son empreinte médiatique, symbolisée par sa fameuse veste verte, a aussi renforcé la place des Écologistes dans l’union de la gauche post-dissolution. « Mon rôle sera de consolider cette unité en vue de 2027 », affirme-t-elle, sans confirmer ses ambitions présidentielles. Ses proches, eux, n’hésitent pas à la présenter comme la « candidate naturelle » du mouvement.
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