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Marine Le Pen s’oppose à l’obligation d’équiper les radiateurs de thermostats

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La présidente du Rassemblement national demande l’abandon pur et simple d’une mesure de sobriété énergétique, dénonçant un fardeau financier pour les ménages et les entreprises.

Marine Le Pen a interpellé le gouvernement pour réclamer l’abrogation du décret imposant l’installation de thermostats individuels sur tous les radiateurs. Selon la députée, cette obligation, qui doit initialement entrer en vigueur en 2027, représente une charge économique insoutenable pour de nombreux propriétaires. Elle a évalué le coût total, incluant l’achat et la pose, entre 210 et 550 euros par logement.

La dirigeante du RN a fustigé une mesure qu’elle juge idéologique, estimant qu’elle s’ajoute à un contexte déjà difficile pour les Français, confrontés à des dépenses énergétiques élevées et à la pression fiscale. Elle a qualifié cette réglementation de « folie normative », appelant à sa suppression immédiate. Ce texte, adopté en 2023, s’inscrit dans le plan de sobriété énergétique du gouvernement.

Le dispositif vise un pilotage précis du chauffage pièce par pièce, aussi bien dans le secteur privé que public. Il avait été accompagné à son lancement d’une aide financière de l’État, depuis suspendue en raison de risques de fraude. Les autorités mettent en avant un potentiel d’économie d’énergie d’environ 15%, avec près de 27 millions de foyers encore à équiper.

En réponse, le ministre délégué chargé de l’Industrie, Roland Lescure, a indiqué que l’échéance de 2027 était en cours de report à 2030. Il a précisé qu’il s’agissait d’une transposition d’une directive européenne, et que ce délai supplémentaire devait offrir plus de souplesse aux ménages et aux professionnels. Le ministre a rappelé que l’objectif final était de mieux maîtriser les consommations pour soulager les factures des Français.

Cette polémique réglementaire a également suscité des réactions au sein de l’opposition de droite. Le président du groupe Les Républicains au Sénat, Bruno Retailleau, a vivement critiqué la mesure, dénonçant par ironie une logique bureaucratique qu’il estime excessive. Les prises de position interviennent après des critiques médiatiques concernant le coût et le caractère contraignant de cette obligation.

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