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Macron et Starmer unis contre les traversées clandestines en Manche

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Les dirigeants français et britannique ont affiché leur volonté commune de renforcer la coopération transmanche, avec pour priorité la lutte contre les réseaux de passeurs.

Lors d’un entretien à Londres, le président français et le Premier ministre britannique ont mis l’accent sur la nécessité d’obtenir des résultats tangibles dans la gestion des flux migratoires illégaux. Cette rencontre s’inscrit dans le cadre d’une visite d’État marquée par des discussions stratégiques, allant de la défense à l’intelligence artificielle.

Les deux hommes ont convenu d’intensifier leurs efforts pour démanteler les filières de passage en Manche, alors que plus de 21 000 traversées ont été enregistrées depuis janvier. Downing Street a souligné l’importance de mesures coercitives contre le travail au noir, accusé d’attirer les candidats à l’exil. Paris, de son côté, réclame une meilleure coordination pour endiguer ce phénomène, tout en répondant aux critiques sur son implication dans la sécurisation des côtes.

Parmi les pistes évoquées figure un mécanisme d’échange inédit : la France pourrait reprendre des migrants ayant atteint illégalement le Royaume-Uni, en contrepartie de l’accueil par Londres de demandeurs d’asile éligibles présents sur son territoire. Les détails opérationnels restent à préciser, mais les deux capitales entendent briser le modèle économique des trafiquants par des « solutions innovantes ».

Au-delà des enjeux migratoires, la visite a été l’occasion de resserrer les liens bilatéraux, symbolisés par un échange culturel autour de la Tapisserie de Bayeux et du trésor de Sutton Hoo. Emmanuel Macron a également insisté sur le renforcement de la coopération militaire et technologique, essentielle face à la concurrence américaine et chinoise.

Cette rencontre scelle une nouvelle étape dans les relations franco-britanniques, après des années de tensions post-Brexit. Les deux pays aspirent désormais à une « Entente amicale », prolongeant l’esprit de l’accord historique de 1904. Reste à traduire ces ambitions en actions concrètes, notamment sur le dossier épineux des migrations.

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