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Économie

L’Union européenne et le Mercosur scellent un pacte commercial d’envergure

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À Rio de Janeiro, les dirigeants des deux blocs ont salué la conclusion d’un accord de libre-échange qualifié d’historique, perçu comme une réponse aux tensions géopolitiques mondiales.

Les présidents de la Commission européenne et du Brésil ont marqué, ce vendredi à Rio de Janeiro, l’aboutissement des négociations commerciales entre l’Union européenne et le Mercosur. Cet accord, dont la signature officielle est prévue samedi à Asuncion, est présenté par ses promoteurs comme une victoire pour le multilatéralisme et le commerce fondé sur des règles communes. Il intervient après plus de deux décennies de discussions entre les parties.

Les deux blocs économiques, qui représentent ensemble près d’un tiers du produit intérieur brut mondial et un marché de plus de sept cents millions de consommateurs, voient dans ce traité un instrument de prospérité partagée. La cheffe de l’exécutif européen a insisté sur la dynamique positive créée par le partenariat et l’ouverture des marchés. Pour sa part, le dirigeant brésilien a souligné l’importance stratégique de cet engagement pour les démocraties.

L’entente prévoit une suppression progressive d’une grande majorité des droits de douane. Elle doit faciliter les exportations européennes de produits industriels, de vins et de fromages vers l’Amérique du Sud. En retour, elle ouvrira davantage le marché européen à certaines productions agricoles sud-américaines, comme la viande bovine, la volaille ou le sucre, dans le cadre de quotas définis. Cette perspective suscite des préoccupations vives au sein des secteurs agricoles européens, notamment en France.

Au-delà des aspects strictement économiques, les responsables ont mis en avant les valeurs communes qui, selon eux, fondent ce rapprochement, évoquant le respect de la démocratie et de l’État de droit. Le contexte international actuel, marqué par des politiques commerciales unilatérales et des tensions géopolitiques, a été largement évoqué. Un haut responsable européen présent à Rio a estimé que cet accord envoyait un signal fort en faveur d’un ordre international régulé, face à des pratiques de concurrence jugées déloyales ou à la montée des barrières douanières.

La ratification finale du texte par les vingt-sept États membres de l’Union européenne et les parlements nationaux constitue l’étape suivante, un processus qui pourrait s’avérer complexe. Les discussions ont également porté sur la coopération future dans le domaine des matières premières critiques, essentielles à la transition écologique et numérique. Les deux parties ont exprimé leur volonté de travailler conjointement sur l’accès au lithium, au nickel et aux terres rares, dans un souci de sécurité d’approvisionnement et d’autonomie stratégique.

Cette annonce survient dans un environnement régional sud-américain en évolution, où les pays cherchent à évaluer les conséquences des récents développements au Venezuela. La signature de l’accord, samedi au Paraguay, réunira plusieurs chefs d’État sud-américains et la présidente de la Commission européenne, marquant une étape concrète dans le renforcement des liens entre les deux continents.

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