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L’ultime ligne droite pour Emmanuel Macron

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Le chef de l’État s’apprête à dévoiler ses orientations pour 2026, une année qu’il présente comme décisive malgré un contexte politique national particulièrement contraint et une popularité en berne.

Le président de la République prononcera ce mercredi son traditionnel message de début d’année, dans un climat marqué par une défiance persistante à son égard et une absence de majorité parlementaire claire. Ce discours, le dernier qu’il adressera pour une année complète de son second mandat, est présenté par son entourage comme une feuille de route active, destinée à contredire toute impression d’un exécutif entré dans une phase de simple gestion.

Les marges de manœuvre sur le plan intérieur demeurent étroites pour l’exécutif, affaibli depuis les élections législatives de 2024. La séquence politique à venir, qui inclura les élections municipales au printemps et la clarification judiciaire concernant l’éligibilité de Marine Le Pen à l’été, préfigure déjà une campagne présidentielle dont les contours se dessinent sans que le camp présidentiel n’ait désigné son candidat. Dans ce contexte, certains observateurs estiment que l’influence du chef de l’État est désormais cantonnée, une analyse que l’Élysée rejette avec force.

L’allocution devrait ainsi mettre en avant plusieurs chantiers nationaux que le président souhaite mener à bien. Parmi eux figurent la mise en place d’un service militaire volontaire, la régulation des plateformes numériques, particulièrement à destination des plus jeunes, et l’adoption d’une législation encadrant la fin de vie. Autant de dossiers que ses conseillers considèrent comme porteurs d’un héritage politique substantiel.

Sur la scène internationale, domaine où il conserve une latitude d’action plus importante, Emmanuel Macron devrait insister sur les questions de sécurité européenne. La guerre en Ukraine et les incertitudes liées à la politique étrangère américaine future occuperont une place centrale. La tenue à Paris début janvier d’une réunion de la Coalition des volontaires pour l’Ukraine sera évoquée, de même que les réflexions en cours sur une coopération renforcée en matière de dissuasion nucléaire avec les partenaires européens.

Les préoccupations des citoyens, selon les derniers sondages, restent toutefois ancrées dans le quotidien, avec en tête l’instabilité politique et les difficultés économiques. Face à cette réalité, le chef de l’État devrait renouveler son appel au dialogue et à la recherche de compromis entre les différentes formations politiques, sans pour autant intervenir directement dans la conduite des affaires courantes du gouvernement.

La promesse, formulée il y a un an, de recourir à la consultation populaire par référendum sur des sujets de société n’a, à ce jour, pas été concrétisée. Cette option demeure néanmoins, selon des proches de l’exécutif, une possibilité que le président conserve à sa disposition, malgré la complexité induite par la configuration parlementaire actuelle.

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