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L’ONU décrète l’état de famine à Gaza, une première historique au Proche-Orient

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Pour la première fois dans la région, les Nations unies ont officiellement reconnu l’existence d’une famine dans l’enclave palestinienne. L’organisation internationale pointe du doigt les entraves israéliennes à l’acheminement de l’aide humanitaire, tandis que Tel Aviv rejette ces accusations.

Le système des Nations unies a franchi un seuil symbolique et dramatique en déclarant, ce vendredi, l’état de famine dans le gouvernorat de Gaza. Cette annonce sans précédent au Moyen-Orient intervient après des mois d’alertes répétées sur la dégradation des conditions de vie dans l’enclave palestinienne. Selon les experts onusiens, près de 500 000 personnes se trouvent désormais confrontées à une insécurité alimentaire catastrophique, le niveau le plus élevé de l’échelle internationale.

Les autorités israéliennes ont immédiatement contesté cette qualification, qualifiant le rapport de partial et fondé sur des allégements mensongers. Elles affirment qu’aucune famine n’est en cours à Gaza. Pourtant, le mécanisme onusien d’évaluation, réputé pour son impartialité technique, confirme que les critères scientifiques définissant une famine sont réunis. Les observations terrain montrent que plus de 20 % des foyers endurent une pénurie alimentaire extrême, que 30 % des enfants de moins de cinq ans souffrent de malnutrition aiguë et que le taux de mortalité lié à la faim dépasse le seuil critique.

La situation devrait encore s’aggraver dans les prochaines semaines. Les projections estiment que le nombre de personnes en détresse alimentaire absolue pourrait dépasser les 640 000 d’ici la fin du mois de septembre. Les gouvernorats de Deir el-Balah et de Khan Younès sont particulièrement menacés. Les humanitaires sur place alertent sur l’accélération vertigineuse de la malnutrition infantile, avec plus de 12 000 nouveaux cas identifiés rien que sur le mois de juillet.

Les restrictions d’accès imposées par Israël depuis plusieurs mois sont désignées comme la cause principale de cette catastrophe humanitaire. Le blocus quasi total des livraisons d’aide, partiellement assoupli fin mai, a provoqué des ruptures d’approvisionnement en nourriture, en médicaments et en carburant. Les organisations humanitaires dénoncent des procédures administratives complexes et des conditions sécuritaires rendant périlleuses les distributions.

Alors que les accusations de pillage sont échangées entre les parties, la communauté internationale appelle à une cessation immédiate des hostilités et à un accès humanitaire sans entrave. Les Nations unies rappellent que l’utilisation de la faim comme méthode de guerre constitue une violation du droit international humanitaire. La responsabilité historique de cette situation engage la conscience collective et exige une réponse urgente et coordonnée.

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