Monde
L’ONU au bord de la rupture de trésorerie, alerte son secrétaire général
Dans une missive aux États membres, Antonio Guterres met en garde contre une paralysie financière de l’organisation dès cet été, en raison de contributions impayées et de règles budgétaires inadaptées.
Le secrétaire général des Nations unies a lancé un avertissement sans précédent sur la santé financière de l’organisation. Dans une communication officielle, Antonio Guterres estime que l’institution mondiale fait face à une situation radicalement différente des difficultés passées, évoquant un risque d’épuisement des liquidités dès le mois de juillet. Cette crise mettrait en péril l’exécution intégrale du budget-programme pour l’année en cours.
La situation découle principalement du non-paiement par certains pays de leurs contributions obligatoires, qui constituent le socle du budget ordinaire. Bien que la majorité des États membres aient honoré leurs engagements, les arriérés de paiement ont plus que doublé sur un an, atteignant 1,6 milliard de dollars fin 2025. Cette dynamique est aggravée par une obligation de rembourser aux États les dépenses non engagées, créant un cercle vicieux que le chef de l’ONU qualifie de kafkaïen.
Les mesures d’économie déjà mises en œuvre, comme le gel des embauches, le report de paiements ou la réduction de certaines missions, sont jugées insuffisantes. Le budget approuvé pour 2026, en baisse de sept pour cent, prévoit déjà la suppression de près de deux mille cinq cents postes. Pour Antonio Guterres, dont le mandat s’achève à la fin de l’année, seules deux issues sont possibles. Soit les États membres respectent intégralement et ponctuellement leurs obligations financières, soit les règles de gouvernance budgétaire de l’organisation doivent être révisées en profondeur.
Cette tension financière intervient dans un contexte géopolitique marqué par un certain désengagement de certaines grandes puissances, traditionnellement contributeurs majeurs. Le mode de calcul des quotes-parts, basé sur la capacité de paiement des nations, place désormais la Chine au second rang des financeurs, derrière les États-Unis. La pérennité du système multilatéral, dont l’ONU est la pierre angulaire, semble ainsi directement liée à la résolution de cette crise de liquidité.
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