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Faits Divers

L’ombre de l’empoisonnement plane sur le procès Péchier à Besançon

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Des victimes présumées ont décrit devant la cour leur parcours marqué par des séquelles durables et le soulagement d’avoir survécu, tandis que l’ancien anesthésiste maintient son innocence.

Devant la cour d’assises du Doubs, deux personnes identifiées comme victimes d’empoisonnements présumés ont livré un témoignage poignant sur les conséquences physiques et psychologiques de leurs expériences. L’une d’elles, Sandra Simard, a relaté les circonstances de son hospitalisation en 2017 pour une intervention au dos, qui s’est soldée par un arrêt cardiaque inexpliqué et plusieurs jours d’inconscience. Elle a évoqué des séquelles neurologiques persistantes, des troubles de la mémoire et une fatigue chronique, tout en insistant sur sa gratitude d’être en vie.

Jean-Claude Gandon, âgé de 78 ans, a également pris la parole. Opéré quelques jours après Mme Simard, il a subi un incident similaire lors d’une anesthésie administrée cette fois directement par le docteur Frédéric Péchier. Malgré l’épreuve, il a refusé de se plaindre, exprimant avant tout le besoin de comprendre les faits. L’accusé, présent à l’audience, nie toute implication dans les trente affaires d’empoisonnement — dont douze mortelles — qui lui sont reprochées sur une période s’étalant de 2008 à 2017.

L’instruction a également mis en lumière des tensions au sein de l’équipe médicale. Un ancien collègue et ami de l’accusé, Sylvain Serri, a témoigné avoir été injustement mis en cause pendant l’enquête et avoir subi, selon ses termes, un « pilori médiatique ». La défense a pour sa part suggéré que M. Serri aurait influencé le cours des investigations pour orienter les soupçons vers Frédéric Péchier.

L’audience s’est poursuivie dans une atmosphère tendue, où chaque détail technique et relationnel est examiné à la loupe. Le verdict, attendu pour le 19 décembre, déterminera si l’ancien anesthésiste encourra la peine maximale de réclusion criminelle à perpétuité.

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