Économie
L’Iran et les États-Unis rejettent les propositions de cessez-le-feu
Dans un contexte d’escalade militaire, Washington et Téhéran ont simultanément écarté des initiatives de médiation, tout en laissant entrevoir des perspectives de négociation.
Les pourparlers de paix butent sur des positions antagonistes. Les capitales américaine et iranienne ont, en effet, refusé presque au même moment les offres de trêve qui leur étaient soumises. Le président américain a néanmoins qualifié les discussions en cours d’étape importante, sans pour autant donner son aval au projet de suspension des hostilités qui lui était présenté. Des diplomates de plusieurs nations avaient proposé un arrêt des combats de quarante-cinq jours, conçu comme une première phase devant mener à des négociations plus approfondies.
Téhéran, de son côté, a rejeté une proposition similaire, dont le contenu n’a pas été détaillé. Les autorités iraniennes ont réaffirmé leur exigence d’un arrêt définitif des opérations militaires, couplé à un règlement régional plus large. Elles réclament notamment un protocole garantissant la sécurité de la navigation dans le détroit d’Ormuz, une levée des sanctions internationales et un engagement en faveur de la reconstruction. Un porte-parole militaire a précisé que les opérations se poursuivraient aussi longtemps que nécessaire, selon l’appréciation du pouvoir politique.
Les frappes se sont intensifiées sur plusieurs théâtres d’opérations. Des installations énergétiques iraniennes, dont un important complexe pétrochimique, ont été touchées. En réponse, les Gardiens de la Révolution ont annoncé la mort d’un haut responsable de leurs services de renseignement, promettant une réplique conséquente. Par ailleurs, des tirs de drones et de missiles ont été signalés au Koweït et en Israël, où des victimes civiles sont à déplorer. Au Liban, des frappes ont de nouveau visé la région de Beyrouth.
L’administration américaine a maintenu ses positions fermes, le président réaffirmant la validité d’un ultimatum adressé à l’Iran concernant la liberté de navigation. Interrogé sur le caractère légal de menaces visant des infrastructures civiles, il a rétorqué ne pas s’en inquiéter, invoquant d’autres priorités stratégiques. Ces déclarations ont suscité des réactions de préoccupation sur la scène internationale, plusieurs responsables rappelant l’obligation de protéger les biens de caractère civil.
La situation continue d’alimenter une forte volatilité sur les marchés des matières premières, les cours du pétrole se maintenant à un niveau élevé. L’impasse diplomatique et la poursuite des engagements militaires laissent présager une prolongation de la crise, avec des conséquences humanitaires et économiques croissantes pour l’ensemble de la région.
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