Nous rejoindre sur les réseaux

Économie

L’industrie aérienne européenne sonne l’alarme sur les contrôles frontaliers

Article

le

Les acteurs majeurs du transport aérien mettent en garde contre des retards massifs et réclament des ajustements urgents au nouveau dispositif d’entrée dans l’espace Schengen.

Les principaux représentants du secteur aérien en Europe ont exprimé, ce mercredi, de vives inquiétudes quant aux conséquences opérationnelles du système d’entrée-sortie (EES). Dans une déclaration commune, ils estiment que sa mise en œuvre actuelle menace de provoquer des perturbations considérables lors de la prochaine saison estivale. Ils appellent par conséquent à une révision en urgence du dispositif.

Les organisations, qui regroupent les aéroports et les compagnies aériennes du continent, anticipent des temps d’attente pouvant excéder quatre heures aux postes de contrôle frontaliers si aucune mesure corrective n’est adoptée rapidement. Elles font état de délais déjà excessifs, atteignant parfois deux heures, lors des premières phases de déploiement.

Le système EES, qui se substitue progressivement à l’apposition manuelle des tampons, vise à enregistrer électroniquement les données biométriques et les informations de séjour des ressortissants de pays tiers. Son objectif est de renforcer le suivi des entrées et des sorties au sein de l’espace Schengen.

Dans une lettre adressée au commissaire européen compétent, les signataires ont identifié plusieurs dysfonctionnements. Ils pointent notamment des effectifs insuffisants aux frontières et des difficultés techniques persistantes liées aux processus d’automatisation. Face à cette situation, ils pressent la Commission européenne d’autoriser les États membres à suspendre, si nécessaire, l’application intégrale du système jusqu’à la fin de l’année 2026.

Le déploiement de l’EES, initié en octobre dernier aux points d’entrée terrestres, maritimes et aériens, doit s’intensifier dans les prochaines semaines. Le taux d’enregistrement des voyageurs concernés, actuellement fixé à 35%, est programmé pour atteindre 100% au début du mois d’avril, juste avant l’afflux touristique estival.

Click to comment

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Les + Lus