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LFI saisit la justice après un sondage controversé sur l’islam

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Le groupe parlementaire dénonce une possible opération d’influence étrangère et des conséquences préjudiciables, suite à la publication d’une enquête d’opinion dont la méthodologie est contestée.

Les députés de La France insoumise ont engagé une procédure judiciaire ce vendredi. Cette initiative fait suite à la diffusion d’une étude d’opinion réalisée par l’Ifop, consacrée à la place de l’islam dans la société française. Dans un communiqué publié sur les réseaux sociaux, les élus estiment que les résultats de ce sondage ont été instrumentalisés pour alimenter des propos discriminatoires et haineux.

Les parlementaires pointent du doigt les conditions de commande de cette enquête. Ils s’appuient sur des investigations médiatiques ayant révélé, selon eux, des relations étroites entre le commanditaire, la revue Écran de veille, et les services de renseignement des Émirats arabes unis. Cette configuration serait susceptible de relever d’une manœuvre d’ingérence sur le territoire national, affirment-ils dans leur courrier adressé au parquet de Paris.

Le fondateur de la publication concernée, Atmane Tazaghart, a fermement rejeté ces allégations. Il assure que le financement de l’étude provient exclusivement des ressources propres de son média et se dit confiant dans les conclusions de l’enquête judiciaire. Par ailleurs, la méthodologie employée par l’institut de sondage est vivement critiquée par les élus insoumis, qui la jugent scientifiquement fragile et source de dangereuses confusions entre islam, islamisme et terrorisme.

La publication de ces données a provoqué de vives réactions dans le paysage politique et associatif. Certaines formations politiques y ont vu la confirmation de thèses alarmistes, tandis que des représentants du culte musulman ont dénoncé une stigmatisation de leur communauté. Plusieurs conseils départementaux du culte musulman ont d’ailleurs déposé plainte à leur tour. L’Ifop, de son côté, avait défendu la rigueur de son travail, dénonçant une tentative de discrédit.

Les députés LFI établissent un lien entre la diffusion de ce sondage et une recrudescence d’actes hostiles envers des lieux de culte musulmans, citant plusieurs cas de vandalisme et d’intimidation survenus récemment. Ils s’interrogent également sur le rôle de deux journalistes collaborant avec Écran de veille, récemment entendus par une commission d’enquête parlementaire sur l’islamisme. Si une influence étrangère était établie dans leur travail, leur situation pourrait revêtir un caractère délictuel.

L’affaire connaît un autre développement judiciaire parallèle. L’Ifop a porté plainte pour dénigrement contre deux députés insoumis ayant critiqué publiquement son étude. Inversement, le rédacteur en chef d’Écran de veille a déposé une plainte après la divulgation de l’adresse de sa rédaction sur les réseaux sociaux par un élu, un acte ayant conduit, selon lui, à des menaces et à un déménagement forcé. Une cinquantaine de députés de la majorité présidentielle ont également saisi la justice à la suite de cette publication d’informations personnelles.

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