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L’Europe face à son destin stratégique

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_**Le secrétaire général de l’OTAN a estimé devant le Parlement européen que le Vieux Continent ne pouvait assurer seul sa sécurité. Une déclaration qui a suscité une réplique immédiate de la France.**_

Devant les élus européens réunis en séance plénière, le secrétaire général de l’Alliance atlantique a livré une analyse sans concession des capacités de défense du continent. Il a soutenu que l’idée d’une Europe capable de se protéger indépendamment des États-Unis relevait de l’illusion. Selon lui, une telle ambition nécessiterait un effort financier colossal, bien supérieur aux engagements actuels, ainsi que le développement d’une force de dissuasion nucléaire crédible, un domaine où Washington reste indispensable.

Cette prise de position a provoqué une réaction officielle de Paris dans les heures qui ont suivi. Le ministre français des Affaires étrangères a fermement contesté cette vision, affirmant sur les réseaux sociaux que les Européens avaient non seulement la capacité, mais aussi le devoir, d’assumer pleinement leur sécurité. Il a rappelé que ce renforcement constituait précisément le pilier européen de l’Alliance, un objectif partagé par l’ensemble des partenaires.

Ce débat intervient dans un contexte marqué par les interrogations sur l’engagement futur des États-Unis au sein de l’OTAN. Les déclarations récurrentes de l’ancien président américain, mettant en cause la solidarité transatlantique si les efforts des alliés n’étaient pas jugés suffisants, ont accentué les discussions sur l’autonomie stratégique européenne. Les pays membres se sont collectivement fixé des objectifs chiffrés en matière de dépenses de défense, mais leur mise en œuvre effective reste inégale.

Interrogé sur les critiques américaines concernant le rôle des alliés dans les conflits passés, le chef de l’OTAN a défendu le bilan et les sacrifices des nations partenaires. Il a souligné que ces contributions avaient une valeur inestimable et étaient pleinement reconnues par Washington. Cet échange illustre les tensions persistantes au sein de l’Alliance, tiraillée entre la nécessité de la solidarité transatlantique et la volonté européenne d’affirmer une plus grande responsabilité dans son propre destin sécuritaire.

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