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L’État guatémaltèque reprend le contrôle d’un centre pénitentiaire après une prise d’otages

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Une opération de sécurité a permis de libérer plusieurs gardiens retenus par des groupes criminels organisés, dans un contexte de tensions carcérales récurrentes.

Les forces de l’ordre guatémaltèques ont mené à bien une intervention dans un établissement pénitentiaire de haute sécurité ce week-end. Cette action a mis fin à une séquestration de personnel pénitentiaire par des détenus. Les événements s’inscrivent dans une série de troubles survenus dans plusieurs prisons du pays depuis la veille.

Les autorités ont confirmé que le centre de Renovación I, situé dans la région d’Escuintla, était de nouveau sous leur contrôle total. Les agents de l’État y ont procédé à la libération de neuf membres du personnel de surveillance qui y étaient détenus. L’opération, conduite par la police nationale avec l’appui de l’armée, a également conduit à la neutralisation d’un individu identifié comme un responsable d’un groupe criminel.

Selon les informations disponibles, des prises d’otages persistent dans deux autres établissements pénitentiaires du pays. Vingt-huit personnes seraient retenues dans un centre à Fraijanes, et neuf autres dans la prison de Preventivo, en périphérie de la capitale. Ces situations découlent d’un mouvement de protestation initié par des détenus affiliés à des organisations criminelles transnationales.

Ces groupes, reconnus comme entités terroristes par les autorités guatémaltèques et américaines, sont impliqués dans des activités illicites majeures à l’échelle régionale. Leur mobilisation actuelle vise à contester le transfert de certains de leurs dirigeants vers des quartiers de détention aux régimes plus stricts. Le gouvernement a toutefois réaffirmé sa position de fermeté face à ces exigences.

Le ministre de l’Intérieur a indiqué que l’exécutif n’entendait pas revenir sur les mesures de sécurité renforcées ni accorder de concessions aux détenus perturbateurs. Cette posture s’inscrit dans un contexte sécuritaire complexe, marqué par des incidents similaires au cours des derniers mois. L’année précédente avait été émaillée par des violences en détention ayant entraîné la mort d’un gardien, ainsi que par une évasion massive de chefs criminels qui avait provoqué un remaniement au sein de l’administration pénitentiaire.

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