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Les réseaux pro-Kremlin instrumentalisent les archives Epstein dans la guerre de l’information

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Une étude révèle comment des comptes alignés sur Moscou détournent la publication des documents liés au financier pour répandre des récits accusant l’Ukraine et blanchir les actions russes.

Des acteurs numériques soutenant les positions du Kremlin ont saisi l’opportunité de la diffusion massive de documents judiciaires concernant Jeffrey Epstein. Leur objectif est d’alimenter des campagnes de désinformation ciblant l’Ukraine et visant à rejeter les accusations internationales portées contre la Russie. Ces manœuvres ont été documentées par une analyse approfondie publiée ce jeudi.

Le rapport met en lumière une stratégie de saturation de l’espace numérique. Des milliers de publications sur les réseaux sociaux, particulièrement sur la plateforme X, relaient l’idée que les archives prouveraient l’existence en Ukraine d’un vaste réseau de traite d’êtres humains. Parallèlement, une autre narration cherche à présenter les déplacements d’enfants ukrainiens vers la Russie comme une opération de sauvetage les protégeant de ces prétendus trafics.

Cette offensive informationnelle coïncide avec les mandats d’arrêt émis par la Cour pénale internationale à l’encontre du président russe Vladimir Poutine et de sa commissaire aux droits de l’enfant. La justice internationale les soupçonne d’avoir orchestré la déportation illégale de milliers d’enfants depuis les territoires ukrainiens occupés.

Les analystes observent que ces récits, bien que dépourvus de fondement, trouvent parfois un écho auprès de certaines personnalités politiques occidentales, amplifiant ainsi leur portée. L’étude note que des élus européens en fonction et des figures médiatiques controversées ont relayé ces allégations, leur conférant une apparence de crédibilité.

Les experts soulignent que ces campagnes poursuivent un double objectif. Il s’agit à la fois de jeter le discrédit sur l’Ukraine et ses soutiens internationaux, et de construire un contre-récit justifiant les actions russes. En inondant les canaux d’information avec ces contenus, les auteurs cherchent à brouiller les faits établis et à influencer l’opinion publique mondiale dans le contexte du conflit.

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