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Économie

Les femmes travaillent sans rémunération symbolique à partir de ce lundi midi

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La newsletter féministe Les Glorieuses a calculé que l’écart salarial entre sexes équivaut à 49 jours de travail non payé pour les femmes jusqu’à la fin de l’année.

Les disparités de rémunération entre les femmes et les hommes conduisent à une situation où, à compter de ce lundi 11H31, le travail féminin n’est plus rémunéré symboliquement jusqu’au 31 décembre. Cette estimation provient de la newsletter Les Glorieuses, qui établit chaque année ce calcul pour illustrer les inégalités persistantes. Le chiffre s’appuie sur les dernières statistiques de l’Insee, selon lesquelles les femmes perçoivent en moyenne 14,2% de moins que leurs collègues masculins à poste et temps de travail équivalents.

La fondatrice du média, Rebecca Amsellem, souligne la lenteur des progrès en matière d’égalité professionnelle. Depuis 2016, l’écart salarial n’a diminué que de 0,9 point. Au rythme actuel, la parité ne serait atteinte qu’en 2167, soit dans 143 ans. Pour accélérer cette évolution, Les Glorieuses préconisent plusieurs mesures, dont une revalorisation des métiers majoritairement exercés par des femmes et l’instauration d’un congé postnatal identique pour les deux parents.

L’organisation milite également pour conditionner l’accès aux marchés publics et aux subventions au respect de l’égalité salariale. Cette disposition viserait à garantir que les fonds publics ne contribuent pas à creuser les disparités. Par ailleurs, l’entrée en vigueur prochaine de la transparence salariale, dans le cadre d’une directive européenne, est perçue comme un levier potentiel. Des pays comme l’Islande et la Suède, où cette pratique existe depuis des décennies, ont considérablement réduit les écarts de rémunération.

Plusieurs responsables politiques ont réagi à cette publication. La présidente de l’Assemblée nationale a qualifié cette situation d’injustice concrète nécessitant une action résolue. Des élues de l’opposition ont pointé la surreprésentation féminine dans les secteurs sous-valorisés et plaidé pour des mesures contraignantes. La dirigeante écologiste a rappelé que les femmes occupent plus fréquemment des emplois à temps partiel et dans des domaines essentiels mais moins rémunérateurs.

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