Monde
Les États-Unis contournent Israël pour acheminer une aide vitale à Gaza
Face à une crise humanitaire sans précédent, Washington organise un dispositif inédit pour nourrir la population affamée de l’enclave palestinienne.
Dans un contexte de pénurie alimentaire dramatique à Gaza, les États-Unis ont dévoilé un plan d’urgence excluant toute participation israélienne dans la distribution de l’aide. Cette décision intervient alors que le blocus imposé par Tel Aviv depuis mars dernier aggrave une situation déjà catastrophique pour les 2,4 millions d’habitants, privés de vivres et de médicaments.
Les autorités israéliennes justifient ces restrictions par leur volonté de faire pression sur le Hamas pour obtenir la libération des otages encore détenus depuis les attaques du 7 octobre. Pourtant, les organisations internationales alertent quotidiennement sur l’urgence absolue d’intervenir pour éviter une famine généralisée. L’ONU et les ONG sur place décrivent des scènes de désolation, avec des files interminables devant les rares points de distribution encore en activité.
Selon les détails fournis par l’ambassadeur américain en Israël, le nouveau dispositif reposera sur des prestataires privés pour la logistique et la sécurité des convois, tandis que l’armée israélienne se contentera d’une surveillance à distance. Une approche qui suscite déjà des réserves, notamment du côté du Hamas, y voyant une manœuvre pour militariser l’aide humanitaire. Les défenseurs des droits humains s’inquiètent quant à eux des risques de violations du droit international avec le recours à des sociétés militaires privées.
Sur le terrain, la détresse est palpable. À Khan Younès, des centaines de civils, dont de nombreux enfants, se pressent désespérément pour obtenir une maigre ration de riz. « Dans quelques jours, il n’y aura plus rien à manger », alerte un responsable local, tandis que des mères témoignent de leur impuissance face aux pleurs de leurs enfants affamés.
Malgré les déclarations israéliennes niant l’existence d’une crise humanitaire, les faits sont accablants. L’Unrwa, bien que critiquée par Washington et Tel Aviv, reste un acteur incontournable, soulignant l’impossibilité de se passer de son réseau pour acheminer l’aide. Alors que les bombardements se poursuivent et que les pertes civiles ne cessent d’augmenter, la communauté internationale peine à trouver des solutions durables pour sortir de l’impasse.
Cette initiative américaine, bien que saluée par certains, ne masque pas les tensions persistantes entre alliés. Les observateurs y voient une divergence tactique entre les administrations Trump et Netanyahu, sans pour autant présager d’un réel changement de stratégie. Dans un territoire ravagé par près de deux ans de conflit, chaque jour qui passe creuse un peu plus le fossé entre les discours politiques et la réalité d’une population au bord du gouffre.
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