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Les derniers résistants de la tour Jupiter face à la démolition programmée
À Mantes-la-Jolie, des propriétaires historiques s’opposent à un projet urbain qui signe la fin d’un symbole des grands ensembles des années 1960.
Dans le quartier du Val Fourré, la tour Jupiter, vestige d’une époque révolue, vit ses dernières années. Plusieurs propriétaires, installés depuis près d’un demi-siècle, voient leurs recours juridiques rejetés les uns après les autres. La justice a récemment confirmé la légalité des arrêtés préfectoraux autorisant leur expropriation, au nom d’un vaste plan de rénovation urbaine.
Pour ces habitants, l’annonce sonne comme un coup dur. Katia, qui avait investi dans un deux-pièces en 1977, dénonce une indemnisation jugée dérisoire. Avec les 67 000 euros proposés, impossible selon elle de se reloger dans la région. Jean Bégué, président du syndic des copropriétaires, pointe quant à lui l’absence de soutien des pouvoirs publics face aux difficultés accumulées au fil des décennies, notamment la gestion des logements insalubres et la présence de marchands de sommeil.
Piloté par l’Établissement public foncier d’Île-de-France (Epfif), le projet prévoit de remplacer la tour par des immeubles de taille moyenne et des maisons individuelles, dans l’objectif déclaré de « désenclaver » le quartier et d’y instaurer un cadre de vie plus apaisé. Un budget de 421 millions d’euros a été alloué pour transformer le Val Fourré d’ici 2030, avec notamment l’arrivée prochaine du RER E.
Mais pour les opposants, cette modernisation s’apparente à une forme de gentrification. Leurs avocats dénoncent une opération qui risque d’exclure les populations les plus modestes, tandis que les indemnités proposées, fixées par les services de l’État, restent bien en deçà des prix du marché. La mairie se défend en mettant en avant un accompagnement personnalisé et la nécessité d’offrir un habitat plus digne à l’ensemble des résidents.
Sur le plan environnemental, la démolition soulève également des questions. Si l’Epfif promet une valorisation de 90 % des déchets générés, certains propriétaires plaident plutôt pour une réhabilitation, à l’image de la tour Neptune voisine, rénovée avec succès. Un argument balayé par la préfecture, qui invoque des coûts prohibitifs.
Alors que la démolition pourrait intervenir en 2028, une ultime bataille judiciaire se jouera devant le tribunal administratif. En attendant, les derniers occupants de Jupiter vivent au rythme des procédures, conscients que le temps leur est désormais compté.
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Macias Marquez
13 juillet 2025 at 5 h 21 min
Détruisez c’est vieille tour elle sont ignobles