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Les avancées russes sur le terrain pèseraient sur les négociations

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Les discussions diplomatiques se poursuivent dans un contexte militaire tendu, Moscou affirmant que ses récentes progressions influencent le dialogue avec Washington, tandis que les capitales européennes expriment leur scepticisme.

Le pouvoir russe a indiqué ce mercredi que les récentes avancées de ses forces armées en Ukraine avaient marqué les entretiens tenus la veille avec un émissaire américain. Ces pourparlers, qui n’ont pas abouti à une rupture décisive, se sont déroulés dans un climat où chaque camp affiche sa volonté de poursuivre le dialogue, tout en maintenant des positions apparemment inconciliables sur les questions fondamentales.

L’armée russe poursuit en effet ses opérations offensives sur le terrain, revendiquant notamment la prise d’une localité stratégique dans l’est du pays. Les autorités ukrainiennes, de leur côté, contestent cette affirmation et dénoncent une manœuvre de communication, soulignant que de violents combats se poursuivaient dans cette zone. Cette dynamique militaire constitue, selon Moscou, un élément contextuel ayant directement affecté le ton et le contenu des discussions.

Le conseiller diplomatique du président russe a précisé que les progrès enregistrés ces dernières semaines avaient, à ses yeux, contribué à rendre plus réalistes les perspectives d’un règlement pacifique. La question de l’adhésion potentielle de l’Ukraine à l’OTAN, un point de crispation majeur pour le Kremlin, a également été abordée lors de ces échanges. Parallèlement, le négociateur en chef ukrainien multipliait les rencontres à Bruxelles avec des représentants européens et atlantiques, avant un déplacement prévu aux États-Unis.

L’intense activité diplomatique des derniers jours bute cependant sur des obstacles substantiels, en particulier celui du statut des territoires actuellement sous contrôle russe. Les discussions butent sur cette question, Moscou exigeant la reconnaissance de sa souveraineté sur des régions ukrainiennes, tandis que Kiev rejette toute cession territoriale. L’émissaire américain et son équipe ont présenté des propositions, qualifiées de constructives par la partie russe, mais qui restent, sur ce point précis, sans accord.

Dans un registre plus véhément, le président russe avait, peu avant la rencontre, adressé des mises en garde aux pays européens, les accusant d’entraver le processus de paix. Ces déclarations ont suscité des réactions immédiates et critiques dans plusieurs capitales, où l’on estime que la Russie ne fait pas preuve d’une réelle volonté de négociation. Les dirigeants européens, réunis à Bruxelles, ont par ailleurs acté un plan de soutien financier à long terme pour Kiev, visant à renforcer sa position dans les pourparlers, ainsi qu’un calendrier pour mettre fin aux importations de gaz russe.

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