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Les audaces stylistiques de Milan dessinent la mode de demain

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La Fashion Week milanaise a dévoilé ses tendances pour le printemps-été 2026, mêlant avec brio références historiques et modernité assumée dans un festival de silhouettes structurées et de matières précieuses.

Les défilés milanais ont une fois encore confirmé leur rôle de laboratoire de la mode contemporaine. Les créateurs ont proposé une saison marquée par un équilibre entre héritage classique et expérimentation, où les tenues sophistiquées côtoyaient des propositions plus décontractées sans jamais sacrifier l’élégance. L’événement a mis en lumière un renouveau des formes et des matières, avec une attention particulière portée aux détails et aux accessoires.

La maison Ferragamo a effectué un voyage dans le temps en réinterprétant l’esthétique des années 1920. Maximilian Davis a imaginé des costumes évoquant l’ère de la Prohibition, agrémentés de robes à la taille basse et de franges longues, le tout rehaussé par des touches de motifs animaliers. Antonio Marras a pour sa part convoqué l’univers littéraire de l’entre-deux-guerres, habillant ses mannequins d’ensembles à motifs évoluant sur un podium recouvert de sel, élément symbolique de la Sardaigne.

L’uniforme et la chemise ont constitué un fil rouge de cette édition. Prada a revisité les tenues réglementaires avec des combinaisons d’inspiration militaire et des chemises portées sous des robes ajustées. Fendi a joué sur la transparence et les cols strictes, créant un dialogue entre masculin et féminin. Les rayures ont connu un regain d’intérêt, déclinées en versions surdimensionnées chez Tod’s ou associées à des imprimés vibrants chez Versace pour une élégance décomplexée.

La silhouette a été marquée par un travail sur la ceinture et les éléments de serrage. Les élastiques et cordons d’inspiration sportswear ont souligné les formes amples chez Fendi et Max Mara, où un ruban noir venait structurer un manteau fleuri ou une robe d’organza à plumes. Chez Emporio Armani, les attaches de style kimono ont apporté une touche d’exotisme à des ensembles vaporeux, tandis que Boss optait pour des ceintures portées bas sur les hanches.

L’or a brillé de tous ses feux lors de cette semaine, incarnant un glamour assumé. La maison Fausto Puglisi a présenté sa « Gold Obsession » sur un podium doré, avec des robes moulantes allant du jersey fluide à la dentelle métallisée. Gucci a misé sur le faste avec des manteaux de fausse fourrure transformés en robes et des tenues scintillantes dignes des tapis rouges.

La tendance du raccourcissement s’est affirmée avec audace. Missoni a présenté des tenues minimalistes où les shorts retroussés et les mini-robes se faisaient particulièrement courtes. Les combinaisons ont été déclinées sous diverses formes, coordonnées avec des hauts aux motifs signature ou portées sous des vestes cintrées. Fendi et Tod’s ont également exploré cette voie avec des modèles fleuris ou dans des tons orange brûlé, confirmant la diversité des interprétations proposées par la fashion week.

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