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Économie

Lecornu dévoile de nouvelles concessions budgétaires pour désamorcer la crise

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Le Premier ministre a présenté un train de mesures sociales pour tenter de rallier les socialistes et éviter le rejet du projet de loi de finances. Leur financement reste cependant largement en suspens, suscitant des interrogations jusque dans la majorité.

Dans une allocution prononcée depuis Matignon, le chef du gouvernement a détaillé plusieurs ajustements destinés à infléchir le projet de budget pour 2026. L’objectif affiché est de parvenir à un texte « meilleur » et « responsable », permettant de respecter la trajectoire de réduction du déficit public. Ces annonces interviennent dans un contexte de fortes tensions parlementaires, le gouvernement cherchant activement à éviter un vote de rejet.

Les propositions incluent une revalorisation du barème de l’impôt sur le revenu et une hausse de la prime d’activé, évaluée à une cinquantaine d’euros en moyenne pour plusieurs millions de foyers modestes. Le coût annuel de cette dernière mesure est estimé à environ deux milliards d’euros. Sur le dossier du logement, l’exécutif prévoit un renforcement des moyens alloués aux bailleurs sociaux et renonce à appliquer une année blanche pour les aides personnalisées au logement. La généralisation du repas à un euro dans les restaurants universitaires, déjà évoquée, a été confirmée.

Si le Parti socialiste a salué des « avancées réelles », il a immédiatement pointé la nécessité de poursuivre les discussions, notamment sur les modalités de financement. Cette préoccupation est largement partagée. Des élus de la majorité ont eux-mêmes exprimé leur attente de clarifications sur le respect des engagements de maîtrise des déficits. Les groupes d’opposition de gauche comme de droite ont, quant à eux, dénoncé des concessions insuffisantes et l’absence de pistes de financement crédibles.

Le Premier ministre n’a pas précisé la méthode qu’il retiendrait pour faire adopter le texte si les négociations achoppaient, laissant planer la possibilité d’un recours à des outils constitutionnels controversés. Il a en revanche fustigé ce qu’il a qualifié de stratégie d’obstruction de la part de certains partis, les accusant de saborder le débat démocratique. Les discussions budgétaires doivent reprendre en milieu de semaine prochaine, laissant un délai très court pour parvenir à un accord ou pour que l’exécutif arrête son ultime stratégie.

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