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Économie

L’économie française achève l’année sur une dynamique plus solide qu’anticipé

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Les derniers indicateurs trimestriels, attendus ce vendredi, devraient confirmer une croissance portée par le rebond industriel et l’investissement des entreprises, dans un contexte politique apaisé.

L’Institut national de la statistique publie ce matin son estimation de la croissance pour le dernier trimestre de l’année écoulée. Les prévisions des analystes tablent sur une progression située entre 0,2 et 0,4 %, consolidant ainsi une trajectoire annuelle qui s’annonce plus favorable que les projections initiales. Le ministre de l’Économie avait d’ailleurs indiqué la semaine dernière que la croissance pour l’ensemble de l’exercice devrait se rapprocher de 0,9 %, dépassant l’objectif officiel de 0,7 %.

Cette embellie en fin d’année repose principalement sur la vigueur du secteur productif. Les enquêtes mensuelles révèlent en effet que l’activité économique a été davantage soutenue par les entreprises que par la consommation des ménages, laquelle demeure atone avec un taux d’épargne proche de 19 % du revenu disponible. Les investissements, les embauches et les exportations ont constitué les principaux moteurs de cette dynamique.

Parmi les secteurs les plus performants, l’industrie manufacturière, et en particulier l’aéronautique et la défense, a connu un net rebond en décembre après des difficultés d’approvisionnement ayant perturbé sa production une partie de l’année. Les biens d’équipement électriques, électroniques et informatiques, un segment qui inclut les activités liées à l’intelligence artificielle, ont également contribué de manière significative à la croissance, bien que de façon moins visible.

Les observateurs notent par ailleurs un découplage progressif entre les incertitudes politiques et les décisions économiques. Le climat des affaires semble s’être stabilisé en fin d’année, les entreprises ayant poursuivi leurs activités normalement malgré l’absence de budget voté à cette période. L’adoption récente du projet de loi de finances pour l’année en cours devrait lever les dernières ambiguïtés et permettre à l’économie d’aborder 2026 avec une visibilité accrue. Les premières prévisions pour les deux premiers trimestres de cette nouvelle année tablent sur une croissance modérée de 0,3 % à chaque période.

Cette résilience de la croissance ne doit cependant pas occulter les déséquilibres structurels des finances publiques. Le déficit, qui devrait atteindre 5 % du produit intérieur brut cette année après 5,4 % en 2025, reste une source de préoccupation majeure. Des voix s’élèvent pour rappeler l’impératif d’une consolidation budgétaire rapide et déterminée afin de contenir l’envolée de la dette, l’une des plus élevées de la zone euro. La présidente par intérim de la Cour des comptes a récemment souligné que la soutenabilité des finances publiques conditionnait la capacité du pays à préserver sa souveraineté sur d’autres plans, qu’ils soient industriels, numériques ou sanitaires.

Parallèlement à la publication des chiffres français, les instituts statistiques espagnol et italien dévoileront également leurs résultats trimestriels ce vendredi, tandis que des données plus détaillées concernant l’Allemagne seront communiquées. L’économie allemande, selon ses premières estimations, a enregistré une croissance de 0,2 % sur le trimestre et sur l’année 2025, mettant ainsi fin à deux années consécutives de récession.

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