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Le verdict attendu pour le maire de Saint-Étienne dans l’affaire de la vidéo intime
_**Le tribunal correctionnel de Lyon rendra ce lundi sa décision concernant Gaël Perdriau, jugé pour des faits de chantage et d’association de malfaiteurs. L’élu, qui clame son innocence, encourt une peine pouvant entraîner la fin de son mandat.**_
L’issue judiciaire de cette affaire, qui a durablement marqué la vie politique stéphanoise, sera connue ce lundi matin. Le maire de Saint-Étienne, Gaël Perdriau, comparaissait avec quatre autres prévenus pour des faits liés à la conception et à l’utilisation présumée d’une vidéo à caractère privé visant un ancien collaborateur. Le parquet a requis à son encontre une peine de cinq années d’emprisonnement, dont trois fermes, assortie d’une mesure d’inéligibilité.
Lors des audiences de septembre dernier, les débats ont principalement porté sur le rôle exact de l’élu dans cette opération. L’accusation, représentée par le parquet de Lyon, a soutenu que M. Perdriau en était l’instigateur et le décideur ultime, en dépit de la matérialisation des actes par d’anciens proches. Ces derniers, dont l’ex-directeur de cabinet Pierre Gauttieri, ont reconnu leur participation et décrit une stratégie mise en place pour neutraliser un rival politique, Gilles Artigues, alors premier adjoint.
La défense du maire a, à l’inverse, construit son argumentation sur l’absence de preuve directe. Son avocat a plaidé l’acquittement, invoquant le bénéfice du doute et soulignant qu’aucun élément écrit ni aucun enregistrement ne démontraient que son client avait ordonné le chantage ou eu connaissance des méthodes employées. Il a insisté sur le fait que Gaël Perdriau n’avait jamais détenu la vidéo incriminée.
Un enregistrement sonore, capté à l’insu de l’intéressé en 2017, est toutefois venu complexifier cette défense. Sur cette bande, la voix identifiée comme celle du maire évoque devant M. Artigues la possession d’une clé USB contenant des images compromettantes et la possibilité de leur diffusion. L’ancien adjoint a décrit à la barre un état de sidération et de paralysie dans l’exercice de ses fonctions suite à ces échanges, évoquant des pressions récurrentes.
Sur le volet financier, l’accusation a détaillé un système de subventions publiques détournées. Deux associations locales auraient servi de canal pour transférer des fonds à l’un des co-prévenus, chargé de l’aspect opérationnel. Les responsables de ces structures, poursuivis pour abus de confiance, pourraient bénéficier d’un non-lieu, le parquet ayant estimé qu’ils avaient été trompés sur la finalité réelle des sommes.
Le jugement qui sera prononcé lundi matin clôt une instruction de plusieurs années, ouverte après des révélations de la presse. Outre la sanction pénale, la décision des magistrats aura une portée politique immédiate. Une condamnation assortie d’une inéligibilité, même sous le régime de l’appel, contraindrait Gaël Perdriau, déjà exclu de son parti, à quitter ses fonctions de maire.
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