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Le Venezuela décrète une amnistie générale et ferme une prison symbole

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La présidente par intérim Delcy Rodríguez a annoncé une mesure de clémence historique et la transformation du centre de détention de l’Hélicoïde, dans un contexte de recomposition politique.

La présidence vénézuélienne a proclamé une loi d’amnistie générale couvrant les affaires liées à la violence politique depuis 1999. Cette initiative législative, qui sera soumise à l’Assemblée nationale, vise selon l’exécutif à apaiser les divisions et à restaurer la justice. L’annonce a été faite devant la Cour suprême, en présence des principales figures de l’État.

Parallèlement, le gouvernement a acté la fermeture du centre de détention de l’Hélicoïde à Caracas, un lieu régulièrement dénoncé par des organisations de défense des droits humains. Les installations seront reconverties en un espace socio-culturel dédié aux forces de l’ordre et aux habitants du secteur. Une consultation nationale est également prévue pour réformer en profondeur le système judiciaire, souvent critiqué pour son manque d’indépendance.

Ces décisions interviennent dans un climat de fortes attentes, plusieurs semaines après des promesses de libérations de détenus politiques. Les autorités affirment que plus de huit cents personnes ont déjà été remises en liberté depuis plusieurs mois, un bilan contesté par des observateurs indépendants qui font état de chiffres inférieurs. Des familles continuent de se rassembler devant les prisons du pays dans l’espoir de retrouver leurs proches.

Pour les proches de détenus, l’annonce a suscité un mélange d’espoir et de prudence. Une mère dont le fils est incarcéré depuis 2020 a exprimé un soulagement immense, qualifiant la mesure de libération totale. Dans les rangs de l’opposition, des voix saluent une avancée potentielle vers la démocratie, tout en insistant sur la nécessité que cette amnistie ne garantisse pas l’impunité pour des violations graves des droits fondamentaux.

La cheffe de l’opposition, depuis l’étranger, a estimé que cette démarche résultait principalement de pressions internationales, tout en souhaitant des libérations rapides et complètes. Le rapprochement diplomatique en cours avec les États-Unis, matérialisé par l’arrivée imminente d’une haute représentante américaine à Caracas, semble accompagner cette phase de transition politique.

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