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Le travail dissimulé, une pratique devenue bouée de sauvetage pour certains indépendants
Face à la pression fiscale et à l’inflation, des entrepreneurs avouent recourir à des activités non déclarées pour préserver leur pouvoir d’achat. Un phénomène qui persiste alors que les contrôles et les redressements atteignent des niveaux records.
La réalité économique pousse un nombre croissant de travailleurs indépendants à franchir la ligne jaune de la légalité. Confrontés à des charges perçues comme écrasantes et à un pouvoir d’achat en berne, ils justifient le recours au travail non déclaré par une nécessité de survie financière. Leurs témoignages, recueillis par une radio nationale, dessinent un tableau où la fraude apparaît moins comme un choix délibéré que comme un ajustement contraint à un environnement économique difficile.
Un chef d’entreprise dans le transport explique ainsi qu’une large part de son chiffre d’affaires est absorbée par les prélèvements obligatoires. Pour lui, comme pour d’autres, les revenus générés en dehors du cadre légal servent à faire face à des dépenses imprévues ou à compléter un salaire jugé insuffisant. Un paysagiste évoque un complément mensuel non négligeable, essentiel selon lui pour compenser la hausse générale des prix. Un chauffeur de véhicule de tourisme avec chauffeur (VTC) confirme tirer un bénéfice substantiel de courses effectuées en direct, sans transiter par les plateformes numériques.
Ces sommes, bien que cachées à l’administration, sont, selon leurs dires, immédiatement réinjectées dans l’économie. Elles financent l’achat de matériel professionnel, des dépenses de consommation courante, ou encore des soins spécifiques, comme des consultations médicales pour un enfant. Cette rationalisation individuelle contraste avec l’ampleur du phénomène à l’échelle nationale. Les autorités de contrôle ont récemment annoncé une augmentation significative des situations frauduleuses détectées et des montants de redressement, qui franchissent pour la seconde année consécutive le seuil symbolique du milliard et demi d’euros.
Cette actualité intervient dans un contexte législatif particulier, alors qu’un texte visant à renforcer la lutte contre les fraudes sociales et fiscales est discuté au Parlement. Le gouvernement en a fait une priorité, cherchant à resserrer l’étau autour de pratiques qui grèvent les finances publiques et faussent la concurrence. Le débat dépasse ainsi la simple question des fins de mois difficiles pour toucher à l’équilibre du système de protection sociale et à la justice fiscale.
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