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Le sort des orques d’Antibes au cœur d’un appel à l’Élysée

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_**Le fondateur de Sea Shepherd France, Paul Watson, a interpellé le président de la République par courrier, estimant que la France a une obligation de protéger les deux cétacés et de leur offrir une alternative à la captivité dans un parc de spectacles.**_

L’avenir des deux orques du Marineland d’Antibes suscite une mobilisation croissante. Le fondateur de l’ONG Sea Shepherd France a adressé un courrier au chef de l’État, lui demandant d’intervenir personnellement. Il considère que la nation a un devoir, tant moral que juridique, de garantir le bien-être de ces animaux et plaide pour la création d’un sanctuaire en Europe.

Cette initiative fait suite à l’annonce gouvernementale, la semaine dernière, privilégiant le transfert des cétacés vers un parc aquatique à Tenerife. Cette perspective a été vivement critiquée par les associations de protection animale, qui pointent les conditions de vie dans cet établissement et rappellent que les autorités espagnoles elles-mêmes ont récemment jugé ses installations inadaptées à de nouveaux résidents.

La législation française, adoptée en 2021, interdit pourtant la détention de cétacés à des fins de spectacle. Cette disposition légale soulève la question complexe du devenir des animaux nés en captivité, qui ne peuvent être réintroduits en milieu naturel. Dans sa missive, Paul Watson déplore l’absence de préparation concrète à l’application de cette loi, affirmant qu’aucun plan de sanctuaire n’a été sérieusement élaboré malgré les années écoulées.

Il conteste également les arguments avancés par l’exécutif concernant les délais, jugés trop courts pour mettre sur pied une structure d’accueil alternative. Selon lui, la crise était prévisible et les atermoiements actuels ne sont pas justifiés. Un récent rapport d’expertise, révélé lundi, note certes un état de dégradation des bassins du parc azuréen, tout en estimant possible d’y maintenir temporairement les animaux.

L’activiste en appelle finalement à la capacité d’innovation et au leadership de la France sur ce dossier, affirmant que les regards internationaux sont tournés vers cette décision. Le gouvernement a, de son côté, annoncé une nouvelle réunion d’ici quelques semaines, une décision définitive étant attendue pour le premier trimestre de l’année prochaine.

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