Planète
Le Somaliland mise sur l’expertise israélienne pour affronter la sécheresse
Dans cette région autonome de la Corne de l’Afrique, les agriculteurs, confrontés à des précipitations erratiques, voient dans le nouveau partenariat avec l’État hébreu un espoir pour sécuriser leurs récoltes et leurs ressources en eau.
Les champs de Faysal Omar Salah, aux abords de la capitale Hargeisa, portent les stigmates d’une terre assoiffée. Les sillons, préparés depuis longtemps, ne sont plus que poussière. Comme de nombreux paysans de cette région, il pratique une agriculture entièrement dépendante des pluies, désormais capricieuses. La dernière précipitation notable remonte à l’été dernier, une sécheresse prolongée qui pousse les familles à envisager l’exode vers les villes. Son bétail constitue l’unique filet de sécurité pour nourrir ses enfants.
Cette vulnérabilité chronique se situe au cœur des attentes suscitées par la récente reconnaissance officielle du Somaliland par Israël, fin décembre. Au-delà des implications diplomatiques, largement contestées par Mogadiscio qui considère ce territoire comme faisant partie intégrante de la Somalie, les autorités locales mettent en avant les perspectives de coopération civile. La gestion de l’eau et les techniques agricoles adaptées aux climats arides figurent en tête des priorités.
L’État hébreu, qui a su transformer ses contraintes hydriques en atout technologique, propose son savoir-faire. Une première délégation d’experts somalilandais s’est rendue en Israël pour une formation, et des spécialistes israéliens doivent prochainement se rendre sur le terrain. Leurs compétences en matière de recyclage des eaux, de dessalement et d’irrigation de précision pourraient s’avérer déterminantes.
La situation sur le terrain est préoccupante. Selon les agences des Nations unies, un quart de la population de la Somalie, un terme qui inclut statistiquement le Somaliland, fait face à des niveaux critiques d’insécurité alimentaire. La diminution de l’aide humanitaire internationale aggrave encore les perspectives. Dans ce contexte, la modernisation des pratiques agricoles devient une question de survie. Seule une infime partie des terres arables est actuellement cultivée, souvent de manière traditionnelle.
Certains agriculteurs, à l’image de Muhumad Mohamad Ismail, ont déjà entrepris des investissements lourds pour conserver l’humidité du sol et stocker l’eau par leurs propres moyens. Ces initiatives individuelles, bien que coûteuses, illustrent l’urgence de la situation. Pour les responsables locaux, le partenariat avec Israël représente une opportuné de généraliser ces adaptations et de transformer le secteur agricole. L’espoir est que ce transfert de connaissances permette de mieux résister aux aléas climatiques et de garantir la sécurité alimentaire d’une population dont les moyens de subsistance restent très fragiles.
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